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    La trilogie du partenariat euro-méditerranéen

    Par L'Economiste | Edition N°:421 Le 13/01/1999 | Partager

    De tous les volets du partenariat euro-méditérranéen, l'économique est celui qui fonctionne le mieux.

    A l'origine du partenariat euro-méditerranéen, un constat: la prospérité et la sécurité de l'Union Européenne et des autres pays du Bassin méditerranéen sont étroitement liés. Et c'est à Barcelone, en novembre 1995 que fut posée la première pierre de ce long processus par les ministres des Affaires Etrangères des 27 pays partenaires: les Quinze européens bien sûr, mais aussi le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte, Chypre, la Jordanie, le Liban, Malte, la Syrie, la Turquie, la Palestine et Israël.
    Le partenariat conclu à Barcelone se compose de trois volets complémentaires: politique, économique et culturel. Une entreprise, certes difficile, «mais nécessaire pour l'UE qui ne saurait maintenir sa prospérité sans celle de ses voisins méditerranéens», avait lancé M. Manuel Marin, vice-président de la Commission Européenne chargé des Relations avec la Méditerranée lors de la Conférence de Barcelone. Ces pays attendent de l'Union non seulement l'accès au marché, l'investissement et le transfert de savoir-faire, mais aussi une meilleure compréhension sur le plan culturel, civilisationnel et humain.
    En fait, si la mise en place du volet culturel et politique tarde à venir, celle du volet économique avance à grands pas. «Un consensus général sur les idées économiques, et surtout la perspective d'aides financières importantes, ont facilité son acceptation par tous les pays concernés», avance M. Michael Webb, responsable d'une Unité de Programmation et Coopération Econo- mique à la Commission Européenne. Ainsi conclu, le partenariat économique repose sur la trilogie: libre-échange, transition économique et investissement privé. Les pays méditerranéens du Sud devront procéder à des réformes macro-économiques et sectorielles, mettre à niveau leur arsenal législatif et administratif et procéder à un démantèlement de leurs tarifs douaniers. En échange, l'Europe devra appuyer leur ajustement structurel et faciliter les flux d'investissement.
    Pour des raisons de commodité, l'approche retenue privilégie le bilatéral (accords d'association) au détriment du régional. Ainsi, le niveau bilatéral mobilise à lui seul plus de 90% des ressources du programme Meda, bras financier du partenariat. Celui-ci représente plus de 3.424,5 millions d'Ecus (l'équivalent de plus de 37 milliards de DH) sur les 4.685 millions affectées à la coopération avec les partenaires méditerranéens. Ces ressources sont affectées selon une programmation trisannuelle avec des programmes indicatifs (PIN) pour chaque pays comprenant les projets financés.
    Le PIN du Maroc prévoit ainsi l'allocation de 580 millions d'Ecus (l'équivalent de 6,3 milliards de DH) en dons. Ces subventions sur le budget communautaire sont accompagnées de prêts de la BEI (Banque Européenne d'Investissement): 3.996 millions d'Ecus (43 milliards de DH) pour la période 1995/1996.

    Ghassan KHABER

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