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La trésorerie des entreprises plutôt bonne

Par L'Economiste | Edition N°:284 Le 12/06/1997 | Partager

Le deuxième trimestre est structurellement meilleur que le premier. C'est en tout cas ce que révèle la dernière enquête de conjoncture de la Direction de la Statistique. La vitesse de croisière n'est néanmoins pas atteinte bien que les opérateurs soient optimistes.


La Direction de la Statistique vient de publier les résultats de la deuxième enquête conjoncture. Ces résultats sont contrastés suivant les secteurs, mais une tendance est claire: il n'y a pas de problème de trésorerie.
Pour le premier trimestre, les résultats de l'enquête corroborent la morosité dans l'activité industrielle déjà dégagée par nos propres sondages (Cf L'Economiste du 5 juin 1997).
· Le secteur minier continue de vivre sa période d'euphorie. La production minière s'est améliorée légèrement au cours du premier trimestre 1997 (1%) par rapport au quatrième trimestre 1996. Compte tenu des anticipations à la hausse de la demande globale, cette croissance devrait s'affirmer avec plus d'insistance pour le deuxième trimestre, selon l'avis des chefs d'entreprises. L'enquête révèle également que les entreprises minières disposent dans l'ensemble d'une trésorerie normale.
· Le secteur énergétique, lui, a vécu des moments plutôt difficiles au cours du premier trimestre 1997. La production globale a fléchi de quelque 8% par rapport au quatrième trimestre 1996. Les opérateurs prévoient un redressement de la situation au cours du deuxième trimestre. La croissance prévue est de l'ordre de 15%. La situation de la trésorerie du secteur est également jugée normale.
· Le secteur industriel, lui en revanche, connaît une situation plus contrastée. Mais la tendance générale est à la baisse durant le premier trimestre (3%). Seules quelques branches échappent à la tendance. Il s'agit notamment des boissons et tabacs (1%), des industries du cuir (5%), du matériel électrique et électronique (2%) et des produits de la chimie et parachimie (2%).

Selon l'opinion des industriels, une nette progression de la production caractérisera le deuxième trimestre 1997 (7%). Seule une minorité de branches devrait enregistrer un léger repli d'activité. Il s'agit plus particulièrement des industries de la confection, du cuir et des industries du bois.
L'enquête révèle aussi une légère amélioration des exportations de produits manufacturés au cours du premier trimestre, confirmant ainsi les bonnes performances du trafic export de l'ODEP dont la tendance est à la hausse depuis le début de l'année.
En revanche, les ventes sur le marché local, elles, ne connaissent pas le même emballement. Selon les industriels enquêtés, une nette progression de la demande locale et étrangère caractérisera le 2ème trimestre.
Elle devrait ainsi influer d'une manière positive sur la production (7%). Pour les industries de la confection, du cuir et du bois, le marasme se poursuit. Après avoir enregistré des baisses au cours du 1er trimestre, les prix des produits manufacturés devraient se stabiliser au cours du 2ème trimestre. Globalement, les entreprises sont conscientes que leurs capacités de production sont sous-utilisées (en moyenne de 26%). Pour ceux qui sont en pleine capacité, les facteurs limitatifs à l'augmentation de la production sont relatifs à l'équipement (67%), l'insuffisance de moyens financiers (25%) et de moyens humains (10%). Les entreprises éprouvent en effet des difficultés de recrutement dans 18% des cas. Pour plus de la moitié de l'échantillon et plus particulièrement dans l'industrie textile et la confection, elles sont à la recherche d'ouvriers qualifiés et de contremaîtres. La situation de la trésorerie est, pour les industriels, aisée pour 60% des cas et difficile pour les 40% restants. Les principaux facteurs mis en cause sont toujours les mêmes: problème de recouvrement des créances et coûts des facteurs énergétiques.

Conjoncturistes, au boulot!


La Direction de la Statistique affine son enquête de conjoncture. Celle-ci est réalisée auprès d'un échantillon de 454 entreprises. Une première enquête avait été lancée au premier trimestre et avait été effectuée auprès de 280 entreprises. Cette enquête a lieu trimestriellement et couvre l'ensemble des branches et des sous-branches des secteurs des mines, de l'énergie et de l'industrie de transformation.

Fatima MOSSADEQ

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