×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

La tournée de James Baker interrompue

Par L'Economiste | Edition N°:744 Le 11/04/2000 | Partager

. Le diplomate américain estime que les concertations entre les parties sont positives et vont de l'avant
. Les étapes européennes de sa tournée permettront de voir plus clair concernant une troisième issue du conflit


Le représentant personnel du secrétaire général des Nations Unies, M. James Baker, a interrompu sa tournée visant à relancer le plan de règlement au Sahara. Son état de santé s'est subitement détérioré mardi 11 avril l'obligeant de rentrer d'urgence chez lui. Le diplomate américain a dû ainsi annuler son voyage pour la Mauritanie, prochaine étape d'un long périple de médiation qui devrait le conduire également en France et en Espagne.
Au cours de sa visite à Rabat, troisième étape d'une tournée après Alger et Tindouf, M. Baker a eu lundi 10 mars, de longs entretiens avec SM le Roi. A la sortie du Cabinet Royal, il a qualifié ces entretiens de "fructueux" et de "constructifs. Par la suite, un dîner lui a été offert par M. Abderrahman Youssoufi en présence de certains chefs de partis politiques et de plusieurs membres de gouvernement. Devant la résidence du Premier ministre, M. Baker a indiqué que "les concertations entre les différentes parties sont positives et vont de l'avant".
Pourtant, et à voir les premières réactions, aucun changement notable n'est à signaler chez les responsables algériens ou du Polisario.
Ce dernier se confine dans sa position demandant de faire "pression sur le Maroc pour tenir le référendum dans les plus brefs délais", alors qu'Alger maintient le flou en oscillant entre l'adhésion au plan de règlement et le soutien des séparatistes.
Il faut attendre les étapes européennes pour voir plus clair. C'est d'ailleurs la première fois que des capitales occidentales sont officiellement inscrites à l'ordre du jour d'une visite onusienne visant la relance du processus référendaire bloqué à plusieurs reprises au cours de la dernière décennie. Est-ce le signe d'une plus grande implication de l'Europe dans un conflit considéré comme le premier obstacle à l'intégration maghrébine?
Pour l'instant, les observateurs se tiennent de faire des commentaires. Mais d'ores et déjà, pour certains d'entre eux, cette visite porte les prémices d'un tournant dans le traitement du dossier de Sahara, limité jusqu'à présent au plan de règlement de l'ONU. Beaucoup l'interprètent comme une tentative de mettre en application la formule de la troisième voie dont on a beaucoup parlé ces derniers temps(1). La visite aux deux capitales européennes les plus impliquées dans la région est importante à plus d'un titre. S'il est plus au moins aisé de faire l'économie d'interprétations concernant l'étape ibérique, l'Espagne étant l'ancien colonisateur et le signataire de l'accord de Madrid, l'étape parisienne est à voir d'un il absolument différent. La France a toujours poussé dans le sens d'une solution politique même si elle soutient officiellement le plan référendaire. Son rôle est de ce point de vue indispensable dans une région où elle compte deux alliés des plus stratégiques. Rôle qui ne deviendra que plus pesant avec sa présidence de l'Union Européenne qui devra commencer le 1er juillet 2000.
Dans les déclarations de James Baker, très brèves et très diplomates, rien n'indique clairement qu'une troisième solution a été proposée aux parties. Officiellement, le représentant spécial de Kofi Anan est présent dans la région pour remettre le plan onusien sur les rails. Mais certaines de ses déclarations ne sont pas passées inaperçues.
Au cas où il s'avère difficile d'avancer dans l'application du plan de règlement, "nous chercherons d'autres formules pour parvenir à la paix dans la région". Ces formules seraient peut-être en rapport avec la fameuse troisième voie.

(1) Cf. L'Economiste du 13 mars 2000.


Bronchite


C'est une bronchite aiguë qui a obligé le représentant personnel du secrétaire général de l'ONU d'interrompre sa tournée. Ces médecins l'ont conseillé de rentrer par le plus court chemin. Pour le reste de sa visite, c'est M. William Eagleton, représentant spécial de Kofi Anan au Sahara, qui le remplacera. Rien n'est encore décidé concernant les étapes madrilène et parisienne.

Omar MAKHFI

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc