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    Economie

    La tomate malmenée à l’export

    Par L'Economiste | Edition N°:2487 Le 19/03/2007 | Partager

    . Les flux vers l’U.E perturbés par la grève des transporteurs. Risque de pénalités de la grande distribution européenne à cause des retards dans les commandesPARALYSIE du transport, climat chaud, maturité avancée... les opérateurs exportateurs de fruits et légumes ont la vie dure en ce moment. En fait, ce qui leur a causé de véritables soucis ces derniers jours, c’est la grève du transport routier. Selon Abderrazak Mouisset, président de l’Association des producteurs et exportateurs des fruits et légumes (Apefel), pendant plusieurs jours, les stations de conditionnement ont travaillé à 30% de leur capacité en raison du problème de logistique. Les exportations vers l’Union européenne ont ainsi baissé de 60%. En effet, le volume exporté, qui était avant la grève estimé de 2.500 à 3.000 tonnes, est passé à 1.000 tonnes/jour. «Nous ne pourrons pas écouler dans ces conditions notre production du mois de mars, soit 31.300 tonnes, déplore Mouisset. Pourtant, le produit ne manque pas. Le climat chaud de ces dernières semaines a engendré une maturité avancée de la tomate. Il s’en est suivi un débordement des frigos qui a nécessité un arrêt des cueillettes. Alors que les marchés nationaux et étrangers sont très demandeurs. Pour l’heure, les tracas sont loin d’être finis. Selon le président de l’Apefel, le trafic n’avait pas repris normalement malgré la fin de la grève jeudi. Les transporteurs n’ayant pas encore retrouvé leur rythme de croisière. Cette situation a bien sûr des conséquences sur le chiffres d’affaires. Pour l’heure, les opérateurs n’ont pas encore estimé leurs pertes. Celles-ci risquent d’être importantes. Et si la grande distribution européenne afflige en plus à ses fournisseurs marocains des pénalités de retard, les pertes seront encore plus conséquentes. «Tous ces facteurs vont causer du tort à la tomate marocaine et la décrédibiliser sur les marchés étrangers», déplore Mouisset. De son avis, il sera probablement nécessaire de recourir au transport maritime dans l’avenir pour éviter les risques du transport routier. Une solution appréciée par les Européens pour des raisons de protection de l’environnement, mais pas sans risque non plus. Notamment sur la quantité et la qualité du produit. Ce qui peut générer une forte spéculation sur les marchés. A noter que, pour le moment, 10% seulement des tomates sont acheminées dans des conteneurs par voie maritime vers l’Europe.Malika ALAMI

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