×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

La titrisation au secours de l'immobilier

Par L'Economiste | Edition N°:1163 Le 12/12/2001 | Partager

. Cette technique permet aux banques de disposer d'une meilleure répartition ressources/emploisUne bouffée d'oxygène pour le financement du logement. La mise en place de la titrisation vise en premier lieu la mobilisation de l'épargne en faveur du financement des investissements en immobilier. Son objectif est également de stimuler les marchés de capitaux et de transformer des actifs non liquides (créances) en titres négociables sur le marché financier. Autre intérêt particulier, le refinancement des établissements en mal de liquidités à long terme. Cette technique permet en effet aux banques de se débarrasser de la contrainte du déséquilibre entre ressources et emplois, mais aussi de multiplier leur capacité de financement sans avoir à se soucier de leurs fonds propres. Ce qui représente un effet de levier exceptionnel. “La titrisation permet une meilleure répartition ressources/emplois”, souligne un banquier. Le CIH se présente à la tête des bénéficiaires de la titrisation. Il ouvrit d'ailleurs le bal avec la première opération de ce type sur le marché local (voir article de la page 12) dans quelques semaines. Il faut toutefois signaler que Maghreb Titrisation n'a pas été conçue pour travailler uniquement pour le compte du CIH. La première opération s'effectuera certes dans un premier temps avec l'ex-OFS vu l'importance du volume de ses créances hypothécaires. Mais, les autres établissements suivront certainement.Sur le terrain, et avec cet outil, le crédit immobilier démarre un nouveau tournant et ce, dans un contexte de tassement des crédits et du ralentissement du rythme de l'investissement. “Dans cet environnement, les banques cherchent en effet de nouvelles niches de croissance”, souligne M'fadel El Halaissi, directeur délégué et responsable à la direction d'investissement et des marchés des entreprises de la BMCE. Et d'ajouter: “C'est devenu tellement porteur que les banques en ont fait un créneau d'avenir”.Elles ont successivement créé des filiales et les autres ne tarderont pas à suivre. A fin octobre 2001, les crédits immobiliers se sont élevés à 27,61 milliards de DH en hausse de près de 11% par rapport à son niveau du 31 décembre 2000. C'est ce qui ressort des derniers chiffres communiqués par le GPBM. “Avec la prolifération des produits immobiliers, ce créneau connaît un développement certain. Ce qui devrait, selon les banquiers, perdurer. “Avec l'apparition d'une classe moyenne disposant d'une capacité d'autofinancement importante et la multiplication de logements de moyen standing, une demande effective émerge”, souligne El Halaissi.


Pour mieux comprendre

La titrisation consiste en la vente de créances. Un établissement de crédit cède les crédits antérieurement consentis. A cet effet, le Fonds de Placement Collectif de Titres (FPCT) est institué. Ce dernier joue le rôle de relais entre l'établissement et les investisseurs et ce, par le rachat de crédits. Pour les payer, le FPCT s'adresse aux investisseurs. Il leur vend des titres, ou plus couramment des parts. Les investisseurs intéressés deviennent donc propriétaires de parts du FPCT. L'argent frais va au paiement des crédits achetés. Le montant est versé à l'établissement de crédit.En cédant ses créances, ce dernier relance la machine pour en offrir d'autres. Cependant, son rôle ne s'arrête pas là. Bien qu'il ait vendu les créances, l'établissement de crédit reste le seul collecteur des remboursements. En effet, le client qui a contracté un prêt ignore que sa créance a été vendue. Il continue donc à rembourser l'établissement qui demeure son seul interlocuteur. Yousra MAHFOUD

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc