×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

La tension monte à la frontière de Sebta

Par L'Economiste | Edition N°:1747 Le 14/04/2004 | Partager

. Un deuxième colporteur tué par la garde civile espagnole. Une autopsie en cours pour déterminer les circonstances de la mort C'est la deuxième victime depuis octobre. Le même scénario se reproduit en ce mois d'avril. Colporteurs de 23 ans, Mohamed Zoubeir a été tué le 6 avril, mais ce n'est que dimanche dernier que les autorités marocaines découvrent le corps le long de la frontière longeant le préside occupé. La famille de la victime dont le frère est installé à Sebta, a déposé plainte auprès des autorités espagnoles. La famille accuse la garde civile de meurtre et d'abandon du corps. Selon les plaignants, la garde civile aurait surpris cinq Marocains, dont la victime et l'un de ses frères en train de traverser illégalement la frontière pour passer de la marchandise de contrebande le mardi 6 avril. Les agents espagnols ont alors ouvert le feu. Mohamed est touché mortellement. Ses accompagnateurs, cédant à la panique, prennent la fuite et se cachent derrière une colline côté marocain. Ils affirment avoir vu les gendarmes espagnols recueillir le corps de la victime et le transporter à bord d'un véhicule. Personne ne peut dire si Mohamed était mort ou vivant à cette heure. La famille a alors commencé la recherche du corps dans les hôpitaux de Sebta, sans résultat. Ce n'est que dimanche dernier que les autorités marocaines découvrent le corps tôt le matin. Selon une hypothèse, les Espagnols croyant que le Marocain était encore en vie l'auraient recueilli. Une fois assurés de sa mort, ils le jettent de l'autre côté de la frontière quelques jours après. Le corps devra subir une autopsie pour déterminer les causes du décès. Une équipe médicale spécialisée de Rabat devrait se rendre à Tétouan dans les prochains jours afin de mener l'enquête, selon des sources de la gendarmerie royale en charge du dossier. La tension le long de la frontière est montée d'un cran depuis les attentats du 11 mars dernier. Et ce sont les colporteurs qui en font les frais. Ainsi, au mois d'octobre 2003, Mustapha Lahrech, un père de famille, a été abattu d'un tir au feu par la Guardia civile à quelques mètres du lieu où Zoubeir trouva la mort. L'affaire Lahrech avait provoqué une répulsion au sein de la société civile tétouanaise qui avait qualifié l'acte “d'assassinat raciste”. Ali ABJIOU

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc