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    La tendance est à l'externalisation, mais...

    Par L'Economiste | Edition N°:521 Le 03/06/1999 | Partager

    · Une activité potentiellement créatrice d'emplois en sous-traitance

    · Des entreprises préfèrent recentrer leur maintenance pour des raisons stratégiques

    · Un premier salon dédié à la maintenance jusqu'au samedi 5 juin


    LES anciens Chinois avaient coutume de verser à leur médecin une mensualité aussi longtemps qu'ils étaient en bonne santé. Ils suspendaient les versements pendant les périodes où ils étaient malades. Ainsi, le médecin avait intérêt à préserver ses clients en bonne santé et à les guérir au plus vite s'ils tombaient malades. En partant de ce principe, les professionnels cherchent à définir la maintenance par rapport aux actions préventives plutôt que correctives.
    La maintenance devient de plus en plus un sujet d'actualité, comme le prouve d'ailleurs le premier salon international de la maintenance (Maintech). Cette édition a été ouverte hier à la Foire Internationale de Casablanca. Elle a été inaugurée par M. Maouni, secrétaire d'Etat à l'Artisanat au MICA (Ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat). Une quarantaine d'exposants seulement sont venus, alors que les organisateurs avaient tablé sur le double. De grands donneurs d'ordre comme la RAM, l'OCP, l'ODEP, CIOR ou LPEE sont présents au salon. Ce sont également les sponsors officiels de la manifestation avec L'Economiste.
    En marge du Maintech, les organisateurs ont programmé des conférences et débats sur des sujets relatifs à la maintenance. De grandes entreprises viennent exposer leurs expériences. L'ONE par exemple dépense près de 102 millions de DH pour la maintenance de la production. Elle sous-traite près de 40% de ce budget. La maintenance dans cet Office est répartie entre le correctif et le préventif. L'objectif est d'anticiper la défaillance pour maintenir un cap régulier de production de l'électricité. Près de 35% de l'effectif de la Direction de Production de l'ONE est affecté à la maintenance.

    Même principe à l'OCP qui sous-traite aussi une bonne partie de la maintenance de ses équipements. L'objectif recherché à travers le recours à l'expertise externe est de permettre à l'Office de se recentrer sur ses métiers de base, à savoir l'extraction et la valorisation du phosphate. La sous-traitance constitue un véritable gisement d'emploi. En effet, l'OCP prévoit d'offrir indirectement via l'externalisation, près de 1.700 emplois d'ici 2003.
    Si l'ONE et l'OCP ont tendance à se décharger de leur maintenance, des entreprises comme l'ONCF ou la Centrale Laitière regroupent ce métier (pour certains départements). Le parc de la Centrale Laitière est constitué de près de 400 véhicules pour ramasser et distribuer lait et yaourt à travers le pays. Cette entreprise a racheté le Garage Louis Rey (où elle effectuait la sous-traitance auparavant) pour maîtriser l'entretien de son propre parc. Des équipes d'intervention rapide ont été créées pour intervenir en route en cas d'urgence. Des techniciens s'occupent également de l'entretien préventif au niveau des agences commerciales. Cette concentration de la maintenance s'explique par l'importance du transport qui porte sur des produits périssables. Il est donc considéré comme un élément de stratégie et il en va de soi pour la maintenance.
    A l'ONCF aussi, la maintenance des rails est prise en charge par l'Office lui-même. Car les outils qui servent pour maintenir la voie ferrée coûtent cher et ne peuvent être rentables pour le secteur privé, d'autant plus que le réseau ferroviaire est limité. Une machine d'enregistrement de la géométrie peut coûter jusqu'à 20 millions de DH. L'ONCF dépense près de 30 millions de DH pour entretenir la voie ferrée.

    Côté aéronautique, la maintenance a un caractère purement préventif. Il faut encore aller plus loin pour anticiper. La voiture peut prendre la route avec un petit pépin et se garer au bord de la route en cas de dysfonctionnement. L'avion, quant à lui, n'a pas droit à la moindre panne. A 10.000 m d'altitude, il faut assurer la sécurité totale aux passagers, avec zéro risque. La RAM dispose de son propre centre de maintenance et d'entretien. Les ateliers tournent en pleine capacité d'emploi au point de refuser des commandes de la part des compagnies étrangères.
    Après 300 heures de vol, un avion doit passer un jour au hangar pour révision. De quoi rassurer les voyageurs. Une fois arrivés à destination, les touristes sont aussi très sensibles à la qualité des hôtels où ils vont séjourner. Des hôteliers dépensent jusqu'à 10 millions de DH par an pour l'entretien. C'est le cas du Royal Mansour Méridien qui a établi un programme de rénovation selon un plan quinquennal. Les piscines n'échappent pas elles aussi à la règle, surtout pendant la saison estivale.

    Hicham RACHID

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