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    Affaires

    La Sodea et la Sogeta contestent la dissolution proposée par les experts…

    Par L'Economiste | Edition N°:918 Le 18/12/2000 | Partager

    . Elles ont remis un rapport au ministre de l'Agriculture. Pour elles, l'intégration de la production, du conditionnement et de la commercialisation fait partie de leurs activités La Sodea et la Sogeta ont réagi aux propositions du comité d'experts désigné par le Premier ministre pour établir un plan de revalorisation de leur patrimoine(1). Elles viennent de soumettre un rapport à M. Ismaïl Alaoui, ministre de l'Agriculture, du Développement Rural et des Eaux et Forêts. Les deux sociétés estiment que leur dissolution est inappropriée. Le scénario de l'intégration agro-industrielle est déjà appliqué. Les trois experts avaient en effet proposé d'attribuer les terrains à haut potentiel aux groupes agro-industriels, selon leurs activités. Ainsi, les plantations de vignes iraient aux entreprises de vinification, celles des oliviers aux conserveurs d'olives, les cultures oléagineuses aux entreprises de trituration, les exploitations de betteraves aux sucreries et celles de l'élevage aux unités laitières. Dans leur rapport de 39 pages, la Sodea et la Sogeta assurent que cette intégration existe déjà au niveau de la production des agrumes, des vignes, du maraîchage, des semences et du lait. Ces produits sont traités depuis le début de la chaîne de la production jusqu'à la distribution finale. La Sodea a en effet des participations dans 14 unités agro-industrielles. Elle est très présente dans les usines de conditionnement des agrumes, fruits et primeurs et aussi dans les unités de transformation des produits vinicoles. De même pour la production de la betterave qui se fait déjà dans un cadre contractuel avec les sucreries.Selon le rapport, les infrastructures nécessaires à cette intégration existent aussi. Les sociétés agricoles disposent de 12 stations de conditionnement des agrumes, de 15 caves de vinification, de 6 stations de conditionnement des semences et de 5 chaînes de froid.Les responsables des deux sociétés ont décortiqué les propositions des experts point par point. Ils ont donné des justifications techniques sur la non-viabilité du processus d'intégration. S'agissant de l'affectation à Frumat d'une partie des agrumes du Gharb, les deux entreprises affirment que la transformation des vergers de cette plaine en plantations de jus ne dégagerait pas une meilleure rentabilité économique. Raison: l'opération de jus est complémentaire à l'opération de la production.Le transfert des autres exploitations agrumicoles à l'OCE et aux exportateurs n'a pas été apprécié non plus. Selon le rapport, «le transfert de ces terrains à une dizaine de particuliers exportateurs va constituer un accaparement injuste des meilleures propriétés dont la mise en valeur a été financée par l'Etat«.Pour les rédacteurs du rapport, les deux sociétés ont un important savoir-faire qui milite pour leur maintien. Elles assurent des productions stratégiques dans lesquelles le privé n'est pas présent. Il s'agit de la multiplication de semences, de la production des plants certifiés et de l'amélioration du patrimoine génétique de l'élevage.Selon les deux sociétés, l'application de la proposition des experts serait préjudiciable. En gros, elle entraînerait deux conséquences. La première est l'effritement de l'intégration totale déjà existante avec la perte du savoir-faire. La deuxième est le transfert pur et simple de la crise financière actuelle des deux sociétés aux unités agricoles, elles-mêmes souffrant de difficultés financières (Frumat, Sincomar, sucreries…). Mais la plus grave conséquence de l'exécution du plan des trois experts porte sur le volet social. Le plan souligne clairement que seul le personnel nécessaire au développement des pôles agro-industriels sera maintenu. Selon cette version, l'Etat devra décongestionner les deux sociétés en octroyant des indemnités de départ pour le personnel résiduel. D'après le rapport, cette solution entraînerait des perturbations sociales. Les deux sociétés sont en effet les premiers employeurs dans le milieu rural. Elles emploient près de 25.000 personnes et assurent environ 4,5 millions de journées de travail. La lourdeur de la masse salariale est d'ailleurs une des difficultés des deux entreprises. Elle représente près de la moitié de leur chiffre d'affaires, soit 340 millions de DH sur un total de 750 millions. Nadia LAMLILI(1) Voir notre édition du 3 novembre 2000 (www.leconomiste.com).

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