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    Courrier des Lecteurs

    La SNI est privatisée

    Par L'Economiste | Edition N°:154 Le 17/11/1994 | Partager

    Entre autres solutions qui semblent se dessiner: servir les "premiers arrivés" ou recourir aux services d'une seule banque pour toute offre publique de vente. Chaque banque dispose de son propre système informatique, ce qui rend impossible le suivi des opérations en temps réel lorsque plusieurs banques sont impliquées. Ce gap a d'ailleurs été en partie à l'origine du cafouillage constaté lors de l'introduction en bourse de la SNI où la Banque Populaire était chef de file.

    L'appel d'offres relatif à la cession de 51% du capital de la SNI s'est déroulé dans de bonnes conditions. Sur les 13 dossiers retirés, 2 ont été retournés au Ministère. Selon M. Saaïdi, les deux dossiers sont techniquement conformes au cahier des charges. Le paquet est tombé dans l'escarcelle du groupement emmené par la BCM et conseillé par Casablanca Finance Group. Il a été offert 1.668.975.000 Dirhams, soit 425 Dirhams par action et 400 millions de plus que le prix d'offre minimum (1.275 millions de DH) arrêté par l'Organisme d'Evaluation. Au total 18 institutions marocaines et étrangères sont dans le groupe BCM. Le noyau dur, acquéreur de 35% des parts, est, comme cela est mentionné dans le cahier des charges, composé uniquement de sociétés marocaines connues sur la place. Figurent Wafabank, la Société Générale, Al Wataniya, la RMA (Royale Marocaine d'Assurances), le Groupe Manda MCMA. De "vrais" privés.

    En revanche, une seule société marocaine, en l'occurrence la Compagnie Africaine d'Assurances, apparaît dans la composition du noyau "mou" qui s'est partagé les 16%.

    Il est à rappeler que la part détenue par le noyau dur doit être conservée pendant une durée d'au moins 5 ans. En ce qui concerne le noyau mou, il est tenu de replacer sur le marché officiel 11% de son paquet dans un délai de 3 ans pour "contribuer à l'animation de la Bourse".

    Outre ces deux groupes, l'actionnariat de la SNI est maintenant composé des personnes physiques entrées par le biais de la privatisation (15,63% du capital), des anciens privés, propriétaires de 16% des actions, et des privés institutionnels présents dans le tour de table à hauteur de 17,37%.

    Tirant les conclusions, le ministre à qualifié l'opération SNI de "véritable réussite". La qualité du portefeuille augurait d'ailleurs cet aboutissement. Pour l'avenir, M. Saaïdi a assuré que la vocation de holding de la SNI sera maintenue et développée. Dans la foulée, il a précisé qu'elle n'avait pas été gérée de manière optimale, précisant qu'elle était "beaucoup plus une holding financière qu'une holding de gestion".

    Reste maintenant l'objectif de 3,5 milliards de Dirhams. A ce jour, il a été collecté quelque 2,9 milliards dont une partie ne devrait pas aboutir au Trésor parce qu'appartenant à d'autres entités. Le ministre espère atteindre ou même dépasser ce chiffre si la Sonasid et la BMCE sont mises sur le marché avant la fin de l'année. Il ne désespère pas pour autant, mais précise que la vente d'une tranche internationale de la BMCE est d'ores et déjà compromise en raison des problèmes de délais. En outre, les résistances sont très fortes autour de cette banque.

    A.D.N.

    N.B.: Le groupe concurrent est constitué de la BMCE, la CIMR, le Crédit du Maroc, la SNEP, la Holding INA, Interfina et Bank Al Amal pour le noyau dur, et de Interfina, Asma Invest, la BMCE, International Finance Development Company, Lion's Capital (des assureurs britanniques), Crédit du Maroc, Proparco, et Betta Fund pour le noyau mou.

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