×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Courrier des Lecteurs

    La SFI a engagé 3,6 milliards de Dollars en 1999

    Par L'Economiste | Edition N°:598 Le 20/09/1999 | Partager

    · L'Amérique latine, premier bénéficiaire
    · Un fonds de participation pour la prévention de la pollution en Afrique du Nord et au Moyen-Orient



    3,6 milliards de Dollars. C'est ce qu'a engagé la Société Financière Internationale (SFI) dépendant de la Banque Mondiale durant l'exercice 1999. C'est d'ailleurs le premier exercice du nouveau patron de l'organisme, M. Peter Woike.
    Globalement, ce montant est allé aider des entreprises asiatiques à sortir de la crise financière. Il a aussi servi à monter des financements pour une centrale électrique en Afrique, financer les sociétés non polluantes au Moyen-Orient, ouvrir des hôpitaux privés en Amérique latine et transformer une fondation sans but lucratif en banque de micro-entreprises en Europe de l'Est.
    Par région, c'est en Amérique latine que le montant des financements engagés a été le plus élevé (1,1 milliard). Au nombre des bénéficiaires, figure une holding (6,2 millions de Dollars). Celle-ci devra les investir dans le lancement des sociétés privées prestataires de soins de santé au Brésil et la remise en état d'un élevage de crevettes endommagé par l'ouragan Mitch en Honduras.
    Par ailleurs, la SFI a aussi approuvé un montage financier de 159 millions pour Correo Argentino, premier service postal du monde totalement privatisé.
    En Asie, la SFI a joint ses ressources à celles de banques privées pour créer l'Asia Opportunity. Doté d'un capital de 750 millions de Dollars, cette entité a pour objectif d'aider les sociétés à restructurer leur bilan et modifier leur mode de gestion.
    En Afrique, le grand projet réalisé est celui d'une centrale d'énergie indépendante en Côte-d'Ivoire. Il a obtenu un financement sans recours aux conditions du marché grâce aux prêts à long terme consentis pour un montant de 60 millions de Dollars. Ils ont été accordés par 7 banques internationales encouragées en partie par la garantie de risque partielle émise par la Banque Mondiale et les financements de la SFI.
    Au total, 46 nouveaux projets ont été approuvés en Afrique subsaharienne. La SFI est convenue d'investir 5 millions de Dollars dans un fonds de participation de 50 millions et de procéder à de nouveaux investissements directs pour stimuler la croissance des entreprises axées sur la prévention de la pollution et les économies d'énergie au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
    Du reste, la SFI a accru ses investissements dans le secteur financier dans l'ensemble du monde en développement (bourses, sociétés de crédit-bail...) qui, à leur tour, contribuent à fournir aux entreprises locales les capitaux dont elles ont besoin.
    Durant l'exercice 1999, la SFI a porté à 2,8 milliards de Dollars le montant des engagements pour son propre compte et mobilisé 800 millions de Dollars sous forme de prêts syndiqués au titre de projets. Au total, son portefeuille des engagements détenus pour son propre compte est passé de 11,4 en 1998 à 12,9 milliards.
    En revanche, l'année dernière, le montant des syndications de prêt engagé par la SFI avait été deux fois supérieur (2,4 milliards).
    La contraction des prêts est due, selon le rapport de l'institution, à la précarité de l'environnement financier international qui conduit plusieurs banques commerciales à réduire leurs engagements dans les pays en développement.


    Missions de l'institution


    La SFI a pour mission de promouvoir l'investissement privé dans les pays en développement, pour réduire la pauvreté et améliorer les conditions de vie des populations. Elle finance aussi les investissements du secteur privé dans le monde en développement, mobilise les fonds sur les marchés des capitaux internationaux et fournit une assistance technique et des conseils aux gouvernements et aux entreprises.

    Badra BERRISSOULE

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc