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La SCR perd la manne de la cession légale

Par L'Economiste | Edition N°:2130 Le 14/10/2005 | Partager

. 200 millions de dirhams vont disparaître des comptes dès 2006 . Les contrats vie, premiers concernés L’HEURE des déchirements a sonné pour la Société Centrale de Réassurance (SCR). A partir de 2006, le réassureur va perdre la cession légale, les 10% que chaque compagnie lui reversait sur chaque police. Dans un premier temps, seuls les contrats vie sont concernés, en attendant l’extension à tous les produits d’ici 2012. Le projet d’arrêté est actuellement au secrétariat général du gouvernement. La suppression de la cession légale est une vieille revendication des assureurs, mais il a fallu attendre l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis pour que cette doléance soit satisfaite. D’ailleurs, une des conditions de cet accord est l’abandon de la cession légale d’ici 2012. «C’est une réponse à une doléance du marché et à la demande de la SCR pour laquelle la branche vie n’est pas profitable», corrige Ahmed Zinoun, directeur général de la SCR. Pourtant, même en étant déficitaire, cette branche constitue une petite «manne pour le réassureur». Cette mesure n’est qu’un premier pas. Les autres branches suivront au fur et à mesure. Ce qui veut dire aussi que le réassureur marocain sera privé «d’une confortable rente», près de 60% du chiffre d’affaires. Sa suppression pour les contrats vie occasionnera un manque à gagner de 200 millions de dirhams du chiffre d’affaires. Pour l’exercice 2004, le chiffre d’affaires de la cession légale s’est établi à 1,23 milliard de dirhams. L’autre contrainte à laquelle la société devrait faire face est relative aux réserves. Les compagnies d’assurance pourraient demander à les récupérer. «Nous privilégions la liquidation selon l’arrivée à échéance des contrats d’assurance. La société devrait trouver son intérêt en cas de rachat. C’est une affaire à régler entre la SCR et chaque compagnie individuellement», estime Zinoun. Ces réserves sont aujourd’hui de l’ordre de 6 milliards de dirhams dont près de 2 milliards pour la branche vie.La suppression de cession légale oblige la SCR à rechercher de nouvelles sources de revenu. Il y va de «sa survie». La société compte développer les contrats à l’étranger (acceptation en international). «Nous sommes présents au niveau d’organismes internationaux, nous intervenons en matière de formation des compagnies d’assurance africaines et au Moyen-Orient. Ce qui nous permettra d’établir des contacts et de faire du marketing», indique-t-il. Dorénavant, la SCR devrait se comporter comme n’importe quelle compagnie. L’augmentation de son capital à 1 milliard de dirhams lui permettant de s’y atteler. Le réassureur national compte aussi développer une mission d’intérêt général, à travers la gestion des risques catastrophiques. Le projet sur la couverture des risques naturels est en cours de finalisation. Tremblements de terre, inondations et risques d’attentats seraient couverts. Rien n’est encore tranché, mais l’on s’achemine vers la création d’un fonds dont la gestion pourrait être confiée à la SCR.Khadija MASMOUDI

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