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    Politique Internationale

    La science sur les traces de la vie

    Par L'Economiste | Edition N°:431 Le 28/01/1999 | Partager

    Au moment où certains chercheurs se posent la question sur le lieu de la naissance de la vie, d'autres tentent, sinon de la contrôler, du moins de la prolonger. Dans tous les cas, la tâche reste difficile, mais les scientifiques demeurent confiants.

    · Entre froid et chaud

    La théorie du "berceau cocotte minute"(1), qui a vu naître le premier organisme vivant, vient aujourd'hui de prendre un sérieux coup de froid.
    Les travaux de trois chercheurs français montrent en effet que l'ARN ribosomal (organites cellulaires responsables de la synthèse des protéines) n'aurait pas pu supporter de hautes températures. Ces organites sont considérés comme l'ancêtre commun à toutes les formes de vie.
    A la fin des années 1980, des chercheurs américains émirent l'hypothèse que les premiers êtres vivants étaient apparus dans des environnements très chauds comme les sources géothermiques. Une théorie appuyée par l'apparente ancienneté des lignées de procaryotes thermophiles actuels et par la température, supposée élevée, de la terre primitive. Cependant, des études récentes ont démontré que l'hyperthermophilie de certaines bactéries n'est qu'une adaptation au milieu sans lien aucun avec l'ancêtre commun apparu il y a plus de deux milliards d'années.
    "Nos recherches montrent uniquement que l'organisme qui est à l'origine de tous les autres est né dans un milieu plutôt froid. Les premières traces de vie ont, quant à elles, très bien pu apparaître antérieurement dans un environnement très chaud", explique Manolo Gouy, chercheur à l'Université Claude Bernard (Lyon), cité par la revue Circé Science.

    · Corps congelés
    Pour échapper à l'incertitude d'une vie après la mort, certains se rattachent à l'idée qu'une science toute puissante pourra un jour les ramener à la vie. Aussi une trentaine d'Américains (décédés) ont-ils confié leur corps à quatre instituts de cryogénisation (le nom technique de la congélation) qui se chargent de les garder à moins 196°C dans de l'azote liquide.
    Ces clients hors du commun ont dépensé des centaines de milliers de Dollars, généralement payés par l'assurance-vie du défunt, pour que leur corps soit conservé dans une sorte d'état d'hibernation.
    La congélation d'un corps a toujours posé de sérieux problèmes aux scientifiques, puisque la formation de cristaux de glace dans les cellules endommage considérablement ces dernières. Toutefois, de nouvelles techniques ont permis des progrès considérables et aujourd'hui le sperme peut être congelé sans peine, de même pour les ovules ou encore les embryons. Plus récemment, des chercheurs sud-africains de l'Université Pretoria ont réussi à congeler un coeur de rat à moins de 196°C et à le faire revivre.

    · La vie prolongée
    D'autres chercheurs tentent de prolonger la vie. La tâche semble moins ardue que pour leurs confrères qui travaillent sur la cryogénisation. Ces chercheurs opèrent, eux, sur des organismes bien vivants, le but étant de prolonger l'espérance de vie au-delà du cap des 80 ans. Pour ce faire, les expériences vont bon train, et l'une des solutions plausibles semble être la génétique.
    Ainsi, en manipulant des gènes (les "lock genes"), des chercheurs de l'Université McGill (Canada) sont parvenus à faire vivre jusqu'à deux mois des vers qui ne vivent habituellement que neuf jours. Pour un être humain, c'est l'équivalent de vivre plus de 500 ans.
    Pour prolonger la vie, la médecine spécule aussi sur de nouvelles techniques d'intervention ultra-sophistiquées. Ainsi, après la microchirurgie, les visionnaires se tournent maintenant vers la nanotechnologie, soit l'utilisation de molécules artificielles injectées au malade pour régler des problèmes cellulaires. Un monde d'humanoïdes n'est peut être pas pure fiction.

    Abdelaziz MEFTAH
    (Circé, Actualités Scientifiques)

    (1) Hypothèse selon laquelle les premiers êtres vivants étaient apparus dans un environnement très chaud.

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