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    Courrier des Lecteurs

    La SBM améliore de 23% son résultat net

    Par L'Economiste | Edition N°:325 Le 09/04/1998 | Partager

    La nouvelle stratégie de la Société des Brasseries du Maroc porte ses fruits. Sur le plan financier, les résultats sont au beau fixe et 1998 devrait être encore plus fructueuse. Sur le plan commercial, la SBM revigore son image et réorganise son réseau de distribution.


    LA Société des Brasseries du Maroc (SBM) clôture l'exercice 1997 avec un résultat net de 200 millions de DH, en hausse de 23%, hors-provisions pour investis-sement. Celles-ci s'élèvent à près de 58 millions de DH.
    Le leader de la boisson gazeuse et des bières s'apprête à distribuer des dividendes de 30 DH par action (+3 DH).
    Sur le marché boursier, le titre aura gagné 18,8% sur les douze derniers mois, dépassant de 3 points la moyenne du marché et de 12,3 points celle du secteur. La faiblesse de la consommation par rapport aux pays voisins (15 litres/habitant contre 30 litres en Algérie et 29 litres en Tunisie) donne à croire que le secteur recèle de fortes potentialités de croissance. De plus, la stratégie de développement de la société est claire. Elle repose sur quatre principaux axes: la consolidation du "core business", le développement d'un partnership avec des sociétés de premier ordre, l'intégration des activités en aval et la diversification des produits. Aussi Attijari Intermédiation recom-mande-t-elle l'achat du titre pour un horizon de placement de deux ans.

    Dans son secteur d'activité, les Brasseries du Maroc devraient réaliser des performances encore meilleures en 1998, à en croire l'analyse de la société de bourse. Le chiffre d'affaires devrait croître de 40% à 1,68 milliard de DH et le résultat net de 50% à 300 millions de DH. Une telle progression proviendrait du transfert des activités de distribution (950 personnes) vers SIM. Celle-ci, acquise par les Brasseries en 1997, est donc appelée à devenir progressivement une société de distribution à part entière. La SBM prévoit en outre de louer son réseau de distribution à d'autres opérateurs externes.
    "Ainsi, le transfert des activités de distribution devrait avoir un impact positif sur les marges et les résultats de la SBM", soulignent les analystes d'Attijari Intermédia-tion. Toutes les charges afférentes au réseau de distribution vont donc être exclues du compte d'exploita-tion de la SBM.

    Concentration en gestion


    Par ailleurs, les Brasseries prévoient d'augmenter leurs ventes en termes de volume de près de 10%, "grâce à des actions de communication plus agressives", souligne Attijari. Le ton est donné puisqu'en 1997, la société a initié des campagnes commerciales d'envergure à l'occasion du lancement de Bonaqua, de la baisse des prix de vente et durant la période estivale. Résultat de la redynamisa-tion de la politique commerciale: hausse de 20,6% des volumes vendus, de 18,5% du chiffre d'affaires et de 23% de résultat net.
    Sur le plan commercial, la SBM se partage le marché de la boisson gazeuse avec quatre autres opérateurs. Il s'agit d'entreprises à caractère familial dont deux basées au Sud, une dans la région de Fès et une autre au Nord. La SBM contrôle à elle seule plus de 42% de la consommation nationale et détient le monopole dans sa zone géographique (littoral centre). "Nous pensons que des mouvements de concentration auront lieu dans les cinq années à venir", affirment les analystes d'Attijari.

    Dans tous les cas, aujourd'hui, la SBM n'embouteille et ne commercialise plus que les produits Coca Cola en plus de Bonaqua.
    Concernant la bière, SBM est en situation de quasi-monopole avec 95% de parts de marché, le reste revenant aux produits des importations. La SBM écoule annuellement 2 millions d'hectolitres de soft drinks et 780.000 hectolitres de bières. "Ce dernier produit est nettement plus rémunérateur et génère à lui seul 48% du chiffre d'affaires et 65% du résultat net", souligne Attijari Intermédiation. Depuis trois ans, les volumes consommés ont augmenté en moyenne annuelle de 7 à 8%.
    Parmi les projets que la SBM envisage, la diversification de sa production afin de bénéficier des opportunités offertes par le secteur. Elle projette, entre autres, d'exporter des bières aux Etats-Unis sous le label "Casablanca" et d'externaliser des activités de packaging via Financière d'Emballage, la filiale détenue conjointement avec Carnaud Maroc. Figurent également dans son plan d'actions le développement d'une usine de malterie afin de sécuriser l'approvisionnement et d'accroître la valeur ajoutée ainsi que l'augmentation des ventes de produits Coca Cola en Afrique subsaharienne.

    Mouna KABLY

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