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Economie

La réserve obligatoire réduite à 10%

Par L'Economiste | Edition N°:3048 Le 17/06/2009 | Partager

. Ralentissement de la création monétaire . L’inflation restera au-dessous de 3% . Le taux de change bel et bien inchangé C’est devenu officiel. Comme nous l’annoncions dans notre édition du 15 juin, le conseil de Bank Al-Maghrib a décidé de maintenir le taux directeur à 3,25%. Un niveau qui lui paraît approprié. Et pour cause, «le contexte actuel reste caractérisé par une orientation à la baisse des risques et une prévision centrale de l’inflation en ligne avec l’objectif de stabilité des prix», indique le communiqué de BAM. En effet, «le ralentissement du rythme de progression de l’inflation s’est poursuivi en avril». Pour rappel, l’inflation (en glissement annuel) est retombée à 2,6% en avril, après un 3,6% en mars. Cette baisse est encore plus forte sur l’inflation sous-jacente (dont sont exclus les produits alimentaires frais à volatilité élevée): au-dessous de 2%! Ainsi, dit la banque centrale, «l’évolution récente de l’inflation reflète la poursuite de la détente des cours mondiaux des produits de base, la baisse de la demande étrangère adressée au Maroc et, dans une moindre mesure, le ralentissement du rythme de progression de la demande intérieure».Les différents facteurs de risque laissent entrevoir une modération sensible des pressions inflationnistes au cours des prochains mois, compte tenu du reflux des pressions émanant de la demande notamment. «Celles-ci pourraient s’atténuer davantage dans le contexte d’une dégradation plus importante qu’anticipé de l’activité, et des incertitudes qui persistent sur l’évolution de la croissance mondiale». Dans cet environnement, la transmission de la baisse des cours mondiaux aux prix internes devrait se poursuivre. Toutefois, la volatilité des prix des matières premières, en particulier le pétrole, constituent une source d’incertitude pour BAM.Concernant les conditions monétaires, la poursuite du ralentissement de la création monétaire est confirmée. En témoigne la hausse annuelle de l’agrégat M3, qui s’est établie à 9,2%, contre 10,5% au cours des 2 derniers trimestres. Cette évolution s’est traduite par la poursuite de la résorption de l’excédent monétaire des agents non financiers. De plus, le rythme de progression du crédit en glissement annuel, bien qu’en décélération continue depuis le 3e trimestre 2008, demeure toutefois élevé avec une hausse de 18% en avril. D’où les tensions sur les trésoreries bancaires. Par conséquent, le conseil a décidé de réduire le taux de la réserve monétaire de 2 points, pour le ramener à 10% à compter du 1er juillet. Ce sont, ainsi, plus de 7 milliards de DH d’argent frais qui devraient assouvir leur besoin de liquidité compte tenu de son ampleur et de son caractère durable. Moulay Ahmed BELGHITI

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