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    Economie

    La reprise est au rendez-vous à Fès

    Par L'Economiste | Edition N°:608 Le 04/10/1999 | Partager

    · Au terme de l'année 1998, les opérateurs de la région de Fès affichent leur satisfaction quant aux résultats enregistrés par l'activité

    · Cependant, certains obstacles freinent encore l'évolution de ce secteur, notamment au niveau des procédures douanières


    Les professionnels du textile-habillement de la ville de Fès exultent au vu des résultats positifs enregistrés cette année (voir tableau ci-dessus).
    Ce secteur, dont ils avaient fait le deuil il y a quelques années, reprend en effet du poil de la bête.
    Après l'agriculture, le textile-habillement est l'une des activités les plus porteuses de la ville. Avec plus de 160 entreprises et un effectif global de près de 15.000 personnes, le secteur, qui a connu des années de vaches maigres, passe par une reprise non négligeable.
    Pour M. Abdelhaq Cohen, directeur général du groupe Belcof, c'est un semblant de reprise.
    «La relance est certes palpable. Toutefois, pour ce début de saison, en ce qui concerne la confection, ce n'est pas le cas».
    «Les centrales d'achat qui nous passent les commandes travaillent de manière saisonnière.
    Les commandes sont ainsi étroitement liées à la météorologie et, comme cette année, l'hiver tarde à venir, nous n'en avons pas encore reçu», précise M. Rachid Alaoui, directeur général de Lady Top, une des filiales du groupe Belcof.
    Les centrales d'achat européennes n'ont plus les capacités de financer des stocks. «Elles commandent juste des «mises au point», c'est-à-dire des pièces qu'elles exposent et ce n'est qu'une fois ces pièces vendues que la commande est passée», ajoute M. Alaoui.

    Ces mises au point constituent, pour les fabricants, une perte de temps et d'argent.
    Pour M. André Bonif, directeur général de Maroc Modis, la reprise est au rendez-vous. «Néanmoins, il y a encore beaucoup de freins à l'épanouissement de l'activité».
    «La concurrence, qu'elle soit interne ou externe, grève beaucoup l'activité». Les concurrents directs du Maroc en matière de textile sont la Tunisie, l'Egypte et la Turquie.
    «Si l'on prend l'exemple de la Tunisie, elle a fait beaucoup d'efforts pour rendre son marché plus attractif, tels que la réforme du système douanier. Ainsi, les contrôles douaniers se font à l'intérieur même de l'usine, ce qui évite le déchargement une fois arrivé au port.
    «Nous perdons un ou deux jours en douane pour le contrôle de la marchandise, par contre les Tunisiens arrivent à réduire leurs délais de 4 ou 5 jours et leurs prix de revient sont bien plus bas que les nôtres», précise M. Alaoui.
    Pour ce qui est de la concurrence interne, «elle provient de gens peu scrupuleux qui arrivent à proposer des tarifs inférieurs aux nôtres en faisant des économies sur les salaires, les charges sociales...», ajoute-t-il.

    Fadoua TOUANSSI

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