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La réhabilitation de la médina de Fès réactivéeDe notre correspondante, Mouna KHAMLICHI

Par L'Economiste | Edition N°:964 Le 23/02/2001 | Partager

• Le projet est initié par les Communes de Fès Médina et Jdid Mechouar ainsi que l’Ader• Financée par la Banque Mondiale pour 14 millions de Dollars, cette opération comprend cinq grands axes• Le remboursement devra commencer en 2003L’ouverture des plis pour les appels d’offres concernant les études de réhabilitation de la médina de Fès devrait avoir lieu incessamment. C’est ce qu’indiquent les responsables de la Commune urbaine de Fès Médina, initiateur du projet, en collaboration avec la Commune de Fès Jdid Mechouar et l’Agence pour la dédensification et réhabilitation de la médina (Ader). Ayant contracté un prêt auprès de la Banque Mondiale en 1998 d’une valeur de 14 millions de Dollars, les communes devront commencer à rembourser en 2003, car elles bénéficient de 4 années de grâce. La moitié de ce prêt sera gérée par la Commune de Fès Médina et l’autre moitié par l’Etat. Les promoteurs estiment que les différents projets concernés par le financement devraient être finalisés avant cette date. Les lourdeurs administratives sont la principale cause de quelques années de retard qu’aura accusé le projet. Rappelons que c’est la première fois que la Banque Mondiale accorde un prêt à une commune marocaine. Ce crédit n’a bien sûr été octroyé qu’après l’examen d’un rapport de synthèse élaboré par l’Ader, dont le financement a été assuré par un don japonais. D’après ce rapport, le projet de réhabilitation de la médina comprend 5 grands axes. Le premier, concerne la réhabilitation du patrimoine bâti. Ce dernier est composé d’habitations (90%) et d’équipements (10%). L’état de bâti historique en médina reflète l’existence de 232 ruines et 1.059 maisons menacées. Le coût de ce projet est estimé à 51,62 millions de DH. Le rapport traite également (dans son deuxième volet) de la réhabilitation de la voirie. Il se penche aussi sur les différents moyens à mettre en oeuvre pour renouveler les accès. Ces deux axes sont importants de part leurs coûts évalués à 104,02 millions de DH. Ceci devrait donc faciliter l’accès aux véhicules des services d’urgence médicale, des sapeurs pompiers et de ramassage d’ordures ménagères. Cette partie du projet consacre aussi une étude à l’amélioration de certaines places connues dans la ville (Boujloud et Rcif) ainsi que l’aménagement de plusieurs parkings.Le troisième volet concerne l’embellissement et le perfectionnement de l’environnement urbain. A noter que plusieurs actions de sensibilisation ont été menées en médina, notamment, lors du transfert des activités polluantes vers le quartier artisanal de Aïn Nokbi. Toutes ces opérations seront complétées par un projet étudié en collaboration avec l’Agence de coopération suédoise, qui concerne le regroupement des activités polluantes dans la zone Bin Lamdoun. L’amélioration de la collecte des ordures figure aussi au programme. Toutes ces actions nécessiteront une enveloppe de 45,94 millions de DH.Autre volet (le quatrième) tout aussi important: le développement communautaire. Il s’intéresse à l’évacuation des ruines, l’amélioration du paysage urbain domestique et monumental et les interventions d’urgence. Son but est d’utiliser le processus de réhabilitation pour promouvoir l’emploi de la population la plus défavorisée de la médina. Il s’agit aussi de favoriser la création de microentreprises. Ce projet devrait générer quelques 900 emplois par an. Ce qui représente près de 30% des besoins en emploi en médina. Tout ceci nécessitera 48,75 millions de DH.Le dernier volet abordé dans ce rapport de synthèse traite du renforcement institutionnel. Il est essentiellement question de mettre en place un programme de mobilisation des ressources des deux communes impliquées (Mechouar et Fès Médina) puisque l’accord avec la Banque Mondiale concerne également l’organisation, la gestion municipale (informatisation des principaux services, système de pilotage des concessions, tarifications, etc.) et la formation des agents municipaux. Cette opération nécessitera un coût estimé à 20,07 millions de DH.

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