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Economie

La Régie des Tabacs rassure sur le processus de privatisation

Par L'Economiste | Edition N°:1144 Le 15/11/2001 | Partager

. Aucun licenciement ne sera opéré. La société compte proposer qu'une part du capital soit réservée aux bureaux de tabacPremière sortie publique de Larbi Bellaha nommé à la tête de la Régie des Tabacs depuis sept mois. La conférence de presse organisée à Casablanca, mercredi 14 novembre, a été pour lui l'occasion de faire le bilan sur les chantiers de la Régie et notamment sur sa privatisation. Cette opération sera lancée au cours de l'année 2002. En attendant, un audit d'évaluation est en cours. Les résultats ne sont pas encore connus. Mais l'auditeur dispose de quatre mois pour rendre sa copie. Pour l'heure, le scénario de privatisation n'a pas encore été arrêté. La part qui sera cédée à l'opérateur stratégique n'est pas non plus connue. Mais d'ores et déjà, un schéma a été avancé. Comme le prévoit la loi, le personnel disposera d'une part de 10%. “Une proportion sera cédée en bourse et l'Etat gardera une part pendant un certain temps”, souligne Bellaha. La Régie compte proposer qu'une part du capital soit réservée au personnel et aux débitants dans la même proportion. La société prévoit ainsi de renforcer le partenariat avec les débitants, en prévision de la libéralisation du secteur et ce, de manière à ce qu'ils commercialisent ses produits en exclusivité. Aujourd'hui, une chose est sûre, la société ne compte opérer aucun licenciement. Elle prévoit de former le personnel en vue de son redéploiement. Pour sa part, la Caisse autonome de retraite a été provisionnée à hauteur de 1 milliard de DH. Et près de 300 millions de DH y seront injectés l'année prochaine. “C'est une étude actuarielle qui a permis de relever un gap de 1,3 milliard de DH au niveau de cette caisse. Nous essayons d'actualiser l'étude en intégrant de nouveaux paramètres. Et l'on s'attend à ce que le déficit soit plus élevé”, explique Bellaha. En réalité, la privatisation de la société devient urgente, non seulement pour alimenter le Budget de l'Etat mais également pour permettre à la société de faire face à la libéralisation du secteur. Celle-ci étant prévue pour mars 2004. “Le délai pour la libéralisation du secteur est extrêmement court. Et ce, en dépit des efforts déployés par la Régie et entrepris dans le cadre du programme de mise à niveau mis au point en mai dernier”, souligne Bellaha. C'est la raison pour laquelle, poursuit-il, la société a besoin du soutien d'un opérateur stratégique. Des études juridiques et fiscales commanditées par le Ministère des Finances et de la Privatisation viennent d'être confiées à Deloitte & Touche. Il s'agit de revoir le cadre juridique de manière à l'adapter à la libéralisation du secteur. Un calendrier pour le démantèlement des monopoles sera également établi (importation, exportation et commercialisation). Pour la partie fiscale, l'Etat devra choisir le régime à mettre en place, de manière également à préserver ses droits. “Actuellement, nous avons un régime fiscal adossé à une situation de monopole. Avec la libéralisation, il faudra mettre en place un régime qui puisse assurer à l'Etat ses rentrées”, soutient Bellaha. Khadija MASMOUDI

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