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    Economie

    La réforme pour la rentrée prochaine

    Par L'Economiste | Edition N°:636 Le 11/11/1999 | Partager



    · Inspiré des Hautes Orientations de feu SM Hassan II, le projet de Charte veut créer une école vivante et ouverte sur son environnement

    La Commission Spéciale Education-Formation (COSEF), présidée par M. Abdelaziz Méziane Belfkih, conseiller du Roi, ne chômera pas. Après quelque 400 heures de travail depuis le 6 avril dernier pour élaborer le projet de Charte Nationale de l'Enseignement, les 34 membres de cette Commission devront aujourd'hui se remettre à la tâche. Ils ont en charge le suivi de l'opération de mise en oeuvre, l'évaluation des résultats et l'enrichissement de la réforme.
    C'est ce qui ressort des déclarations de M. Méziane Belfkih lors du point de presse, tenu le 9 novembre à Rabat, pour la présentation des grandes lignes du projet de Charte.
    Ce dernier puise son inspiration dans les Hautes Orientations contenues dans la Lettre Royale, adressée le 8 mars, par feu SM Hassan II aux membres de la COSEF.
    A son tour, SM le Roi Mohammed VI donne une nouvelle impulsion à ce gros chantier et le coup d'envoi pour sa mise en place. Dans son discours d'ouverture de la session parlementaire le 8 octobre, le Souverain a confié aux institutions parlementaires «la mission de traduire la Charte Nationale de l'éducation et de la formation en textes, de sorte que les orientations qu'elle contient commencent à voir le jour».
    Sur une centaine de pages, le projet de réforme a pour vocation de proposer «les éléments d'un nouveau contrat social et culturel entre la Nation et son Ecole». En bref, le but recherché est de réconcilier l'école avec son environnement. Ainsi, elle veut offrir aux élèves une école vivante et ouverte et une pédagogie fondée sur l'apprentissage actif. Elle veut donner aux enseignants l'opportunité d'actualiser et d'optimiser leurs compétences.
    Les parents seront appelés à s'impliquer davantage dans l'instruction de leurs enfants. Aux entreprises, la réforme promet une meilleure adéquation formation-emploi. Enfin, aux responsables, elle leur garantit plus de liberté et de souplesse avec la décentralisation.
    La tâche n'est donc pas de tout repos. Aujourd'hui, pas une minute à perdre. L'arsenal législatif doit être prêt d'ici la rentrée prochaine. Parallèlement, il faut combler le déficit actuel sur les 10 à 15 ans à venir. D'ailleurs, la période 2000-2010 a été décrétée décennie nationale de l'éducation et de la formation. De plus, l'éducation est déclarée première priorité nationale après l'intégrité territoriale.
    Outre la généralisation de l'enseignement, la Charte s'attaque également à l'analphabétisme(1).
    Autre axe de la réforme, l'organisation pédagogique. Le document suggère la création de passerelles entre les différents niveaux et modes d'enseignement. La restructuration sera basée aussi sur la mise en place de troncs communs et des spécialisations progressives.

    Malika EL JOUHARI

    (1) Cf L'Economiste du 30 septembre 1999.

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