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La réforme du marché des capitaux : Bourse de Casablanca : M Laraki, "Nous sommes prêts"

Par L'Economiste | Edition N°:99 Le 14/10/1993 | Partager

La nouvelle loi sur le marché des capitaux façonne pour la bourse un environnement qui tranche avec le passé. Depuis 1990 le marché boursier est en expansion croissante. La nouvelle donne exige des structures et des hommes. M. Abderrazak Laraki, directeur général de la Bourse des Valeurs de Casablanca, nous livre ses réflexions sur la question.

L'Economiste : Les chiffres publiés montrent une animation de la Bourse des Valeurs depuis 1990. Quelles en sont à votre avis les raisons?

M. Laraki : La Bourse des Valeurs de Casablanca enregistre un accroissement continu de son volume d'affaires. Les opérateurs et les observateurs nationaux et étrangers diffusent les chiffres avant qu'ils soient officiels, vu leur importance de grandeur. L'activité de la Bourse au 28 septembre 1993 a atteint le chiffre record de 2.253,7 milliards de DH. Une année auparavant, et pour la même période, le volume des affaires traitées, s'établissait à 479,9 millions de DH. Soit une progression de près de 480%. Ceci est dû à l'activité soutenue qu'a connue le marché depuis le début de l'année. L'exercice précèdent s'était terminé en apothéose avec l'introduction en 2ème ligne de l'action de Wafabank. Cette entreprise privée a ouvert son capital au public à hauteur de 20%. La demande fut très supérieure à l'offre.

En 1993, c'est l'opération CTM-LN qui a marqué l'activité de la Bourse. La publicité faite autour de cette première privatisation a permis de drainer un grand nombre de souscripteurs. Le tableau de souscription finale dégage une présence de l'ordre de 25%, des capitaux étrangers (RME compris). Tout ceci a permis à la Bourse des Valeurs de Casablanca de brasser un chiffre d'affaires quotidiens non négligeable, il tranche avec ce qu'on a vu jusqu'à présent. Le Marché alimenté, de manière à la fois permanente et massive en bon papier, est devenu attractif. C'est ce qui explique sa plus grande animation. Les échanges ont porté au titre des 9 premiers mois sur 5,5 millions de titres contre 1,9 pour la même période de l'année dernière.

- Est-ce que tous les segments de la Bourse évoluent de la même manière?

- Non, le marché de la criée est le premier bénéficiaire de cette animation. Son chiffre d'affaires atteint 307 millions de DH pour 9 mois, ce qui représente 2 fois son C.A . pour toute l'année 91 et 1,5 celui de l'exercice 92. Le marché des cessions directes atteint 1.773 millions de DH au 28 septembre 1993. Le marché obligataire, lui, est en recul. Le volume d'affaires traitées sur ce marché baisse de 50% tant à la criée qu'en cession directe. On constate donc que les opérateurs en bourse préfèrent l'investissement en actions. L'indice boursier a atteint 242 points.

- Quelles seront les implications de la nouvelle loi sur la bourse?

- La loi en question a apporté des éléments conçus très positifs. Les 3 textes adoptés sont d'une grande richesse. Des transformations radicales, telles que le changement de la nature juridique même de la Bourse des Valeurs.

Ceci impliquera des modifications que "L'Economiste" a déjà traitées. Ce qui est important, c'est que le marché boursier, actuellement, est le point de mire des investisseurs étrangers. Nous avons reçu de nombreuses délégations de spécialistes. Ils s'accordent tous pour classer la Bourse des Valeurs de Casablanca comme un marché émergent. Or les investisseurs préfèrent les opérations en décollage. Il y a aujourd'hui 3 fonds d'investissement déjà opérationnels. Ils ont créé leur structure au Maroc. De nombreuses opérations se préparent. Je suis persuadé qu'on doit s'attendre à une intervention massive des capitaux étrangers sur le marché marocain durant les prochaines années. Les futures opérations de privatisations (Cior et Sofac) permettront de drainer une importante épargne étrangère.

- Comment les différents intervenants se préparent-ils à cette échéance?

- On a vu la création de nouvelles structures, telles que Up-Line et Casablanca Finance Group. Leurs dirigeants font preuve d'une grande agressivité. Ce sont deux institutions qui vont apporter beaucoup de choses. Leur manière de faire tranche avec la manière traditionnelle. Ceci leur a permis d'être à la base de plusieurs opérations importantes. D'autres groupes se formeront sur ce créneau. Les autres intervenants classiques suivront. Le conseil d'administration de la Bourse des Valeurs a essayé de prendre les devants. Nous préparons la nouvelle structure de la Bourse depuis 2 ans, en dotant celle-ci des moyens matériels et humains adéquats.

Propos recueillis par
Jamal BERRAOIU

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