×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Dossiers

    La réforme des études médicales sur les rails

    Par L'Economiste | Edition N°:2364 Le 19/09/2006 | Partager

    . Une filière professionna-lisante dans le paramédical. Les changements pourraient être introduits dès la rentrée 2007L’enseignement médical n’y échappera pas. A l’exemple de la faculté d’économie ou encore de celle des sciences, la faculté de médecine et de pharmacie aura également sa réforme. Celle-ci vise l’introduction de modules d’ouverture et surtout la création de passerelles pour améliorer le rendement interne. Ce qui permettra, par exemple, aux étudiants qui, au bout de la deuxième année d’études médicales, désirent changer de cap, d’entamer d’autres cursus sans être obligés de redémarrer à zéro comme c’est le cas actuellement. Dans les études médicales, les taux d’abandon sont importants. Une refonte permettra de capitaliser sur les années effectuées sur les bancs de fac’ de médecine et de pharmacie et de changer pour d’autres spécialités, moins ardues. L’autre mesure envisagée est la possibilité d’accéder aux études médicales à partir de la première ou de la deuxième année effectuée dans une autre filière. Et ce, à l’image de ce qui se passe pour la pharmacie. Celle-ci est accessible aux étudiants de la faculté des sciences mais sous certaines conditions. «Nous pouvons imaginer pareil schéma pour certains profils», soutient Latifa Tricha, la secrétaire générale du ministère de l’Enseignement supérieur. Des passerelles vers les masters seront également envisagées. Autre objectif: créer une filière paramédicale professionnalisante avec des passerelles vers les autres branches. Voilà pour les grandes lignes du projet approuvé par toutes les parties concernées.Aujourd’hui, le dossier est toujours en cours d’élaboration. Une commission nationale, regroupant les représentants de l’Enseignement supérieur, du ministère de la Santé et des experts, s’attelle à la tâche. Les comités régionaux y travaillent aussi. Le but étant d’être prêt pour la rentrée universitaire de septembre 2007. Un document de synthèse qui reprend les grandes orientations est élaboré et a été commenté par les professionnels. Ce document s’attarde sur le profil de pharmacien, de dentiste et de médecin généraliste. A l’exemple des pays européens, la médecine générale pourrait être érigée en spécialité à part entière. Ce qui permettrait de redorer le blason de cette catégorie des «blouses blanches». Leur «réhabilitation» est importante et les replacerait au centre du système de soins. D’ailleurs, ils pourraient jouer un rôle central dans l’assurance maladie obligatoire en orientant le patient dans son parcours de soins, évitant ainsi le recours immédiat aux spécialistes. La possibilité de mise en place d’un nouveau cursus de formation est également au menu, de même que l’architecture pédagogique des trois profils. Le document s’attarde aussi sur des aspects tels que les modalités d’accès à la formation initiale, l’organisation des études et la spécialisation. Jusqu’à présent, seuls des certificats sont attribués aux étudiants. Avec la réforme, l’on pourrait délivrer des diplômes. Le document de synthèse aborde également les passerelles entre les cursus, la démographie médicale ainsi que les mesures d’accompagnement que nécessite une telle réforme. K. M.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc