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    Courrier des Lecteurs

    La refonte des textes de la CDG conditionne sa viabilité

    Par L'Economiste | Edition N°:646 Le 25/11/1999 | Partager

    · Des experts marocains et étrangers examinent les conditions d'une réforme de la Caisse

    · Les statuts, la faiblesse des fonds propres et l'étroitesse des marchés de capitaux figurent parmi les freins au développement de la CDG


    Comment assurer la pérennité de la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) face aux mutations d'un système financier de plus en plus libéral. La viabilité de la Caisse dépend de sa capacité à consolider son assise financière et à perfectionner ses techniques d'intervention. «Cette réorientation impose une refonte des textes régissants la CDG», a déclaré M. Mohamed Seqat gouverneur de Bank Al-Maghrib et président de la Commission de Surveillance de la CDG, lors de la journée d'Etude organisée sur l'Institution lundi dernier à Rabat(1). La réforme devrait permettre de redéfinir le statut juridique de la Caisse, de délimiter les pouvoirs et les prérogatives des différentes instances de gestion et établir des normes de management qui permettraient de renforcer les aspects productifs et la sécurité des capitaux gérés. «Les institutions financières publiques seront de plus en plus amenées à assurer la sécurité de l'épargne et des épargnants, d'autant que le système financier international est instable», estime M. Christian De Boissieu, professeur d'Economie à l'Université de Paris I.
    Outre la refonte des textes, la pérennité de la Caisse dépend également de sa capacité à corriger de «nombreuses défaillances» afin de renforcer sa position en tant qu'intermédiaire financier. «Celles-ci portent d'une part sur la faiblesse de ses fonds propres, non seulement au regard de l'ampleur des ressources qu'elle gère, mais également en raison de la nature de ses actifs et, d'autre part, sur le risque encouru, surtout que les emplois généralement à terme sont réalisés à taux fixe, tandis que les ressources sont rémunérées à des taux susceptibles d'être modifiés», indique M. Seqat.

    Transparence


    Il s'agit aussi d'éviter les distorsions relatives aux placements des fonds gérés par la Caisse. Exemple, les avoirs du CNRA et du RCAR font l'objet de placements directs, alors que ceux de la CNSS sont rémunérés en tant que dépôts.
    Les contraintes ne sont pas uniquement d'ordre interne, l'étroitesse du marché de capitaux marocains est également citée parmi les freins aux stratégies de portefeuille que la Caisse pourrait adopter. «Cette situation n'est pas sans conséquences. En termes de rendement des investissements, la valeur ajoutée et les économies d'échelle qui pourraient être réalisées du fait de l'importance des montants confiés à la CDG sont relativement peu significatives», précise M. Denis Chaput, de la Banque Mondiale. Une chose est sûre, la CDG est incontournable dans le développement des marchés de capitaux en raison de son rôle d'investisseur institutionnel.
    A elle seule, la CDG centralise près de 35% de l'encours de l'épargne institutionnelle et 10% de celui de l'épargne des agents non financiers. Selon M. Khalid Kadiri, directeur général de la CDG, «les placements en obligations et bons sur le marché primaire représentent 75% en moyenne du total de ses actifs au cours des trente dernières années».

    (1) Cette journée a été organisée sous le thème «la CDG face aux mutations du système financier: Comment concilier les métiers d'origine et les exigences de modernisation et de performance».


    Les recommandations de la Banque Mondiale


    Les experts de la Banque Mondiale ont formulé plusieurs recommandations à l'égard de la CDG. Concernant les décisions de placement et de négociations sur le marché, l'institution internationale appelle notamment à garantir un traitement équitable des actionnaires minoritaires et des petits porteurs, à respecter les standards de transparence dans l'information financière des sociétés qui font un appel public à l'épargne et à promouvoir la transparence des décisions de placement des initiés.

    Khadija MASMOUDI

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