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Affaires

La radio d’Eco-Médias
Dernières retouches techniques

Par L'Economiste | Edition N°:2358 Le 11/09/2006 | Partager

. Une vingtaine de journalistes, 5 techniciens, une plateforme intégrée…. Le «tout numérique» pour le son . Date de démarrage: le 15 novembre «Silence, bientôt à l’antenne!»… La radio du groupe Eco-Médias (éditeur des quotidiens L’Economiste et Assabah) est dans les starting-blocks. En effet, dès l’attribution de la licence par la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) le 10 mai dernier, les préparatifs vont bon train. Depuis ce temps-là, une véritable course contre la montre a été enclenchée. Pour l’heure, c’est la dernière ligne droite avant de passer sur les ondes. «Nous avons mis les bouchées doubles. pendant toute la période estivale. Dès la mi-octobre, nous serons prêts à diffuser», annonce Younes Yamouni, directeur du Développement du groupe. Entre-temps, la radio se donne les moyens de ses ambitions. Hors locaux, le montant global de l’investissement se chiffre à plus de 7 millions de DH. Même si les délais de diffusion ont été jugés très courts, il n’y a pas de souci: «nous serons dans les délais de la Haca, je dirais même un peu en avance», poursuit le responsable.Le démarrage définitif de la radio est prévu pour le 15 novembre, soit deux jours avant le deadline arrêté par la Haca. Mais auparavant, les premiers tests de diffusion sont prévus pour début octobre.La licence d’exploitation attribuée au groupe Eco-Médias, rappelons-le, porte sur une radio thématique multirégionale spécialisée en économie et finances et couvrant les bassins d’audience de Rabat et de Casablanca. Au-delà de l’information économique, la radio diffusera un habillage musical. «Nous allons donner une couleur musicale, un ton au diapason avec le contenu», précise Yamouni. Aujourd’hui, pratiquement l’ensemble de la plate-forme technique de cette radio est déjà mis en place. «80% du travail technique sont déjà réalisés», précise Pascal Hilaire, directeur de PHF COM, société française spécialisée dans le consulting radio et le broadcasting. Reste, pour l’heure, la partie software. Les logiciels seront livrés dès la mi-septembre. «La particularité de la radio d’aujourd’hui est qu’elle se conçoit autour des logiciels. Tout le choix du matériel retenu dépend du software. Avant, c’était l’inverse», explique Yamouni. Le groupe Eco-Médias n’a pas l’habitude de faire dans l’à peu-près. Qu’il s’agisse du lancement de L’Economiste ou, plus tard, d’Assabah, le principe est le même: il faut se donner les moyens de ses ambitions. Ce souci de moyens est également respecté dans la radio.Cette radio économique sera donc basée dans un plateau flambant neuf, boulevard Al Massira à Casablanca, dans un building qui abritera également le siège du groupe. Sur place, tout l’environnement d’une station est agencé: deux grandes régies avec consoles analogiques made in France (RAmi) sont fin prêtes, des horloges synchronisées par GPS, trois petites régies, des studios «on air», des cabines de production pour enregistrer les bandes-annonce, des cabines pour les interviews et l’enregistrement de la voix… La pièce maîtresse de la radio reste incontestablement le centre de modulation (CDM). C’est le cœur du système qui permet de combiner la voix et l’onduler. C’est PHF COM qui est chargée du volet technique, de l’acoustique, du consulting et de l’équipement des studios ainsi que du suivi des travaux pour le compte du groupe Eco-Médias. Au préalable, la société a défini un cahier des charges strict en fonction des besoins définis par l’adjudicataire. Ce prestataire technique strasbourgeois est aussi basé en Afrique de l’Ouest, au Togo notamment. Il propose des stations FM clefs en main. La plate-forme retenue par Eco-Médias consiste en une combinaison entre la technologie numérique et celle analogique. «C’est grosso modo le schéma et les conditions de travail des radios européennes», précise Hilaire. Seule différence: les consoles des régies sont analogiques chez radio Eco-Médias. Ce choix est motivé par la disponibilité des composants lors de la maintenance. Par ailleurs, «une console numérique est comme un ordinateur. Lorsqu’elle tombe en panne, c’est l’ensemble qui ne fonctionne plus», souligne le management de PHF COM. «Nous avons opté pour la numérisation intégrale du son», précise Hilaire. Le reste est en grande partie analogique. L’avantage de cette combinaison hybride c’est qu’elle permet plus de souplesse sur le plan technique et de la maintenance. Autre particularité de cette installation, la vocation de la radio. «Techniquement, une radio d’informations est beaucoup plus complexe qu’une simple station de variétés. Elle a des impératifs de contenu et d’équipes nombreuses tant au niveau de la rédaction que sur le plan technique», explique-t-on auprès de PHF COM. Pour rappel, le management du prestataire technique puise son expertise de l’expérience du démarrage des stations de radio françaises dans les années 80. A noter que le Maroc démarre la radio dans des conditions techniques relativement meilleures que celles de l’Hexagone il y a une vingtaine d’années. Les premières stations radio de l’Hexagone ont non seulement eu le mérite de diversifier l’information et le contenu radiophonique, mais aussi de jouer le rôle d’écoles et de révéler des talents. Ce sont ces radios pionnières qui ont formé les têtes d’affiche qui essaiment les rédactions et talk-shows français. Outre le volet technique, les ressources humaines occupent une place de choix dans la configuration de la radio d’Eco-Médias. Une équipe d’une vingtaine de journalistes est déjà recrutée. Pluridisciplinaires, les journalistes suivent un plan de formation depuis début septembre, coachés par une équipe de Radio France International (RFI), sur les techniques de reportages, interviews, programmation d’antenne, conception et animation de chroniques, la voix et la diction, l’animation téléphonique et interactive... Ce stage de perfectionnement devra durer 3 mois et continuera même après le démarrage de la radio. Chroniqueurs, animateurs, journalistes, reporters… les nouvelles recrues ont au moins à leur actif une formation de bac + 4 en économie, ou en journalisme, en plus d’une formation complémentaire (marketing, communication, commerce international, NTI…). Au-delà des techniques du journalisme, les équipes de reporters suivent des formations sur le transfert du son à distance, par Internet. Dès la semaine prochaine, ils seront appelés à mettre en pratique leurs connaissances dans les studios en interaction avec l’équipe technique. La nouvelle vague des radios marocaines rappelle le schéma suivi par les stations lancées en France à la fin des années 70 début 80.Les premiers éléments dérégulateurs du système audiovisuel français étaient les radios libres apparues entre 1975 et 1977. Ces stations se sont nourries notamment d’une conjonction entre la revendication régionale et celle d’une liberté d’expression élargie. Les radios libres des années 70 sont des radios locales, en partie parce que la technologie qu’elles employaient les y a contraintes. L’usage de la modulation de fréquence leur imposant une zone de diffusion forcément limitée. Par ailleurs, en se saisissant du thème du local, les radios libres se forgeaient un argument d’attaque contre le monopole. En se définissant ainsi, elles se présentaient comme complémentaires de la radio d’Etat et non comme des concurrentes directes.


Fréquences…

Pour l’attribution des fréquences du bassin à exploiter, les adjudicataires des licences radio doivent en principe suivre une procédure. Il s’agit d’abord de payer les droits d’exploitation de la licence, ensuite définir les sites à partir desquels la radio compte émettre. Et c’est à partir de ces éléments que la Haca attribue la fréquence à chaque radio. Or, aujourd’hui, certaines radios bénéficient déjà de leurs fréquences avant même que les emplacements des sites ne soient définis.


Diffusion par satellite

LA radio d’Eco-Médias sera diffusée par satellite pour alimenter les émetteurs. «Le choix du satellite reste le moyen de communication le plus sûr pour transporter le son du studio à chaque site d’émission», précise Hilaire. Une parabole est déjà installée sur le toit de la radio pour préparer la diffusion et le transfert du son sur satellite. Mais, avant la diffusion, quelques détails techniques restent à régler pour pallier le problème des interférences. Il s’agit du choix des émetteurs performants, la sélection des sites, des pylônes et le choix des antennes. Mais surtout les fréquences utilisées. Tous ces éléments sont très importants et déterminants dans la transmission et la qualité du signal. «Il faut que ce soit fait de manière professionnelle pour éviter tout problème de congestionnement», précise-t-on à PHF COM. Sous d’autres cieux, l’expérience a montré que plus il y a de stations dans une zone, plus la qualité de réception s’amenuise et est parasitée. De l’avis de spécialistes, aujourd’hui, seule la SNRT dispose des moyens pour prendre en charge cet aspect technique et héberger des radios. Elle dispose de relais nécessaires pour assurer la diffusion sur l’ensemble du territoire.


1 km de câbles dans les studios

LE staff technique de la radio d’Eco-Médias est déjà opérationnel. L’équipe des nouvelles recrues, des techniciens du son, est chapeautée par une ingénieur en informatique diplômée de l’Ecole Mohammédia d’ingénieurs (EMI). Ils seront chargés de l’acoustique, la réalisation et la maintenance. Ils sont déjà à pied d’oeuvre, sous l’œil vigilant des techniciens de PHF COM, et participent à l’installation des câbles de la radio. Plus de 1 kilomètre de câbles audio sont déjà branchés. «Nous formons des techniciens-réalisateurs sur les techniques et l’exploitation du matériel ainsi que des process en interaction avec les journalistes. L’objectif est de maîtriser aussi bien la maintenance que la réalisation des émissions», précise Pascal Hilaire. Ces techniciens devront être derrière la table de mixage, donner le son, ouvrir les micro… «Nous les avons même impliqués dans l’installation du câblage. L’expérience montre que l’on réalise mieux son émission quand on maîtrise le transit du son». La société française PHF COM a à son actif une référence clientèle de renommée dans et hors Hexagone: Europe1, des radios au Mali, Togo… PHF COM est même diffuseur en France et dispose d’une antenne. Cette société de consulting a aussi mis à niveau l’ensemble du système de diffusion de 2M (Studios et antennes).Amin RBOUB

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