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Politique

La police devra «sécuriser les transports de fonds»

Par L'Economiste | Edition N°:2344 Le 22/08/2006 | Partager

. Une note de la DGSN exhorte les chefs de la Sûreté dans ce sens. Réforme probable du port d’armes et de la sécurité privée. Une réaction au démantèlement du réseau terroriste El KhattabA chaque fois que l’occasion leur était donnée, les sociétés privées de convoyage de fonds se plaignaient des conditions de sécurité dans lesquelles évoluent leurs agents dépourvus de tout moyen de défense. Mais leurs requêtes avaient toujours buté contre une opposition farouche des services de police (www.leconomiste.com: rappelons que les sociétés privées de gardiennage et de convoyage de fonds ont obtenu seulement au milieu des années 90 le droit de revêtir un uniforme). Aujourd’hui, une réforme législative est plus que certaine car c’est la DGSN (Direction générale de la Sûreté nationale), elle-même, qui la recommande. En effet, au lendemain du démantèlement du réseau El Khattab, un télex de la DGSN a atterri dans tous les postes de police. Dans cette note, le patron de la police, le général Hamidou Laânigri, attire l’attention de tous les chefs de la Sûreté sur la nécessité de prêter une attention particulière aux convois de transferts privés d’argent. Par le communiqué du ministère de l’Intérieur annonçant les arrestations du dernier groupuscule, on sait que des attaques aux fourgons blindés devaient assurer le financement des actions terroristes de ce groupe dit «groupe d’El Khattab».Signe que la menace a été prise au sérieux, le patron de la police incite les responsables locaux à gérer «personnellement» et «selon leurs propres moyens» la sécurité de cette activité. La sémantique stricte du texte révèle deux enseignements, explique un responsable de l’un des commissariats les plus concernés: «en responsabilisant, personnellement, les chefs de la Sûreté, les rédacteurs de la note mettent l’accent sur l’urgence et le danger que comporte la requête. Dans un second temps, les services centraux reconnaissent implicitement le défaut de logistique et de moyens humains dans les arrondissements de police, mais refusent que ceux-ci soient invoqués pour justifier un quelconque incident. Si celui-ci devait survenir, le chef de la Sûreté le paierait de son poste». Pour autant, la note ne reconnaît qu’implicitement les carences dont souffrent les services de l’ordre pour accomplir à bien cette mission. Le défaut de moyens légaux, notamment, est mis en évidence. Le texte exhorte les responsables à assurer l’application de ses directives «de la meilleure manière qui soit, en attendant la refonte du cadre légal». En effet, le transfert de fonds privé est régi par une loi qui date des années 30. Il s’agit d’un texte désuet dénoncé autant par les opérateurs du secteur, en particulier les banques, que par les responsables des services de police. Adil HMAITY

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