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    La plomberie, casse-tête pour nouveaux acquéreurs

    Par L'Economiste | Edition N°:2140 Le 28/10/2005 | Partager

    . Les défaillances apparaissent juste après l’acquisition du logement. En cas de problème, le promoteur doit en principe supporter les réparations . Absence de normes de plomberie adaptées au bâtimentVous venez d’acheter un appartement, un conseil: assurez-vous que le système de plomberie fonctionne bien. Au Maroc, la plupart des nouveaux propriétaires, surtout dans les logements sociaux, refont à leurs propres frais toutes les installations. Rares sont ceux qui obtiennent du promoteur immobilier de prendre en charge les réparations. Or, en principe, ce dernier est tenu de résoudre ces défaillances si elles interviennent juste après l’achat, ce qui ne se fait pas dans tous les cas. «Même s’ils sont dans l’obligation de le faire, la plupart des promoteurs ne répondent pas favorablement aux quêtes des acquéreurs», explique Mustapha Allali, promoteur immobilier. Cependant, il y a ceux qui essayent de remédier à cette situation en créant un service après-vente pour assurer la maintenance. Pour les personnes qui ont acheté leur logement par crédit bancaire, l’assurance qu’ils payent auprès de la banque couvre, entre autres, les dégâts d’eau. «La plupart du temps, les clients sont assurés et ne le savent même pas», explique Saïd Seqqat, promoteur immobilier, pour qui la plomberie a fait beaucoup de progrès. «Actuellement, il peut s’agir de problèmes contractuels: un joint qui est mal placé ou qui éclate mais pas de gros problèmes comme auparavant». «La plomberie est l’un des corps de métiers les plus difficiles du bâtiment», note Mustapha Allali. En général, c’est le bureau d’études qui fait les plans de conduite d’eau, de branchement et d’évacuation (égouts). C’est à lui également qu’incombe le choix de l’entreprise ou l’artisan qui se chargera de la plomberie. La sélection ne repose pas toujours sur des critères de transparence. L’explication de la piètre qualité des installations tient souvent à la propension qu’ont les promoteurs à ne privilégier que le prix dans le choix du matériel.Une réunion tripartite est programmée pour se mettre d’accord sur les détails financiers et également le descriptif des matériaux à utiliser. «C’est le promoteur qui choisit les matériaux à utiliser», précise le professionnel. L’efficience du système de plomberie dépend donc du professionnalisme des maîtres d’ouvrage qui malheureusement pour la plupart pensent plus au profit qu’au confort du futur acquéreur. «Cela varie selon la recherche de qualité par le promoteur. Tout opérateur, qui a un minimum d’expérience et qui se respecte, sait que la non-qualité coûte beaucoup plus que la qualité et nuit énormément à l’image de marque de l’entreprise», explique Saïd Seqqat. «Ce qui manque, c’est la mise en place de normes de plomberie adaptées au bâtiment pour que tout le monde puisse travailler de la même manière», souligne-t-il.


    De l’artisan à la TPE

    Si la plomberie reste largement dominée par des artisans souvent illettrés, il y a de plus en plus de petites entreprises structurées qui travaillent pour les grands groupes immobiliers pour l’installation ou la maintenance de plomberie. Mieux encore, même les artisans sont en train de se structurer en créant eux-mêmes leur propre entreprise. Ils emploient d’autres artisans pour faire face à la demande croissante du marché du bâtiment en pleine expansion. En bas de l’échelle, on trouve les journaliers «attachas», surtout sollicités pour les logements individuels.«Les points noirs du bâtiment sont la plomberie et l’électricité. Il faut confier ces tâches aux sociétés structurées et aux gens du métier», martèle le propriétaire d’une société de plomberie. «Au niveau des appels d’offres, les écarts sont énormes entre les sociétés structurées et les autres. Ces dernières baissent beaucoup les prix pour décrocher le marché et ensuite achètent du matériel bas de gamme pour gagner plus».Nadia DREF

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