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Economie

La plan d’aménagement de la pêcherie pélagique fin prêt

Par L'Economiste | Edition N°:2134 Le 20/10/2005 | Partager

. Il sera présenté officiellement aujourd’hui à Rabat. Quotas, zones, modes de pêche, système du projet intégré… parmi les clauses. Les industriels de la conserve de poisson montent au créneauAprès la signature officielle du plan de relance du textile, les professionnels de la pêche en réclament autant pour leur profession. Ils attendent à leur tour l’accompagnement du gouvernement pour sauver une industrie qui, selon eux, est gravement menacée (l’entrée en mars 2006 de la flotte européenne, les accords de libre-échange et les règles afférentes: traçabilité...). Leurs doléances n’étant pas entendues, les industriels de la conserve de poisson, regroupés au sein de l’Union nationale des industries de la conserve de poisson (Unicop) essaient de faire entendre leur voix aux pouvoirs publics. Leur seule arme étant une lettre ouverte adressée à Mohand Laenser, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes. Les raisons qui ont motivé cette interpellation ont été présentées le 18 octobre lors d’un f’tour-débat à Casablanca, en présence du conseil d’administration au complet. Et à leur tête, leur président Mohamed El Jamali. Ce dernier résumait la situation en ces mots: «Ne nous oubliez pas pour développer notre industrie». Mais pourquoi avoir choisi cette date pour lancer leur appel? Selon un responsable du ministère des Pêches maritimes, ils ont choisi ce moment parce que c’est aujourd’hui que sera présenté officiellement le fameux plan d’aménagement de la pêcherie pélagique. Toujours selon la même source, l’Unicop a reçu une réponse de la part du ministre, «mais ces industriels veulent se positionner dans un secteur qui ne pose aucun problème. D’autant plus que leurs usines sont tout le temps approvisionnées». En revanche, «intégration verticale, ressources, licences… le débat reste ouvert avec les professionnels du secteur», souligne la même source. Le plan d’aménagement devrait notamment déterminer les quotas affectés aux différentes activités, à savoir les conserves, la congélation, la farine de poisson, outre les zones et les modes de pêche. Ce texte devrait aussi instaurer le système du projet intégré (unité de traitement à terre). Reste que ce même plan présente des conditions qui seraient à l’origine de la grogne des professionnels telle que la clause de l’interdiction de l’affrètement aux industriels (amenée à disparaître). Pour les industriels, «les incohérences qui règnent dans la gestion des ressources halieutiques mettent en péril l’industrie de la conserve marocaine». «Au lieu d’être destinées à la transformation dans les unités de productions nationales, nos ressources sont actuellement bradées et pour une bonne partie exportées à l’état brut», est-il écrit dans la lettre. Conséquence: «sur les marchés étrangers, nos produits manufacturés sont concurrencés par des productions à base de matières premières marocaines. «La concurrence est biaisée car nous, industriels marocains, n’avons pas un accès direct à notre propre ressource», est-il souligné. Les industriels dénoncent aussi «le désintérêt de l’autorité de tutelle d’un secteur qui emploie à lui seul, de Tanger à Dakhla, près de 100.000 personnes et contribue à hauteur de 1% au PIB national». L’Unicop renforce ces propos par les conclusions du rapport Emergence qui présente le secteur de la pêche comme «l’un des vecteurs de croissance de l’économie nationale, à condition qu’on lui donne les moyens». «L’industrie de la conserve, grâce à une maîtrise de son approvisionnement, peut générer près de 15.000 emplois supplémentaires en un an», soulignent les professionnels. Ces derniers ne demandent point une subvention de l’Etat, «mais le droit d’accéder aux ressources». Avec l’intégration de leur secteur, les industriels confirment leur engagement à acheter la totalité des prises de la pêche côtière. Nonobstant que ce créneau souffre de manque de plans de modernisation et de difficultés d’approvisionnement en matière première. Les doléances ne s’arrêtent pas là, les adhérents à l’Unicop plaident «pour une vraie concertation dans la mise en place d’une politique intelligente visant la valorisation de la ressource pélagique qui n’est pas exploitée de façon optimale». Les industriels interpellent également l’Office des Pêches en vue de prendre conscience du chaos qui règne lors de la commercialisation du poisson dans les ports. Ils appellent de surcroît à la mise en place d’un environnement favorable à la compétitivité et surtout à ne pas reproduire les erreurs qui ont conduit les pêcheries de céphalopodes et l’ensemble de cette filière à des difficultés.


Le secteur en chiffres

Les activités de conserves de poisson (sardines, maquereaux, thon) ont réalisé une production par an de 280 000 t de matière première en 2004. Les ventes locales (estimations) sont de 21,5% (27.000 t produits finis) et les ventes à l’export enregistrent, à elles seules, 78,5% (98.411 t produits finis). Les exportations ont doublé en 10 ans et ont augmenté de plus de 50% entre 2000 et 2004 (7.089 t-10.539 t). Par type de produit en tonnage, il ressort une prépondérance de la conserve de sardines avec 93%, suivis des maquereaux 6% et du thon 1%. Les exportations de sardines ont atteint 98.411 t (toutes destinations confondues). Le secteur a réalisé un chiffre d’affaires total (estimations) de 3,2 milliards de DH, le taux à l’export est estimé à 2,5 milliards de DH (230 millions d’euros). La modernisation et la consolidation des entreprises de 1998 à 2004 (mise à niveau) ont nécessité 700 000 000 DH (sur fonds propres). Les nouveaux investissements (2003-2004) ont totalisé les 200 000 000 DH (Agadir, Safi, Tan-Tan). Trois nouvelles usines à Agadir, Laâyoune et Settat sont en prévisions.Fatim Zahra TOHRY

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