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Economie

La pauvreté recule mais demeure importante : Chômage: un poids pour les villes

Par L'Economiste | Edition N°:20 Le 12/03/1992 | Partager

PRES de 10 millions de personnes offrent leur force de travail au Maroc. Chaque année, il y en a 250.000 de plus. La population active représente 40%. Autrement dit, pour 4 personnes qui travaillent, ou cherchent du travail, il y en a 6 "à charge", femmes au foyer, enfants, vieillards ... La campagne montre une plus forte participation à l'activité productrice que la ville, 43,7% contre 33,2%. On commence à y peiner plus tôt, alors qu'en ville un jeune peut rester "à charge" pour études. Les citadines ne pourront plus prétendre qu'elles sont plus émancipées que les paysannes par le travail: elles ne sont que 17,2% à offrir leurs services contre 32,9, près du double, à la campagne. Toute cette population dite "active" n'est pas en fait employée.
Il y a plus d'un million de chômeurs, 1.094.000 plus exactement soit un taux de chômage de 12%, inégalement réparti entre la ville et la campagne. Sur 10 chômeurs, 7 habitent la ville et 3 la campagne. En définitive, le chômage, fléau pour les villes où il touche 20,6% de la population active, ne touche que 5,6% des ruraux. Ici encore, la campagne ne conserve peut-être pas ses problèmes mais les déverse sur la ville.

Le chômeur type est essentiellement un homme (65%), jeune, de moins de 25 ans (52,4%) en quête d'un premier emploi. Les jeunes sans formation acceptent n'importe quelle tâche, déqualifiée, s'insèrent discrètement dans la vie active, sans se faire remarquer dans les statistiques. Les jeunes, sortis en cours d'enseignement secondaire, sans formation solide ou qualification sont les plus touchés à 32% de leurs effectifs par le chômages. Les 3 autres catégories qui ont cessé leur scolarité à l'issue du cycle primaire, après le Baccalauréat, ou la formation professionnelle sont affectés à près de 22% par le chômage. Le CNJA apporte le complément statistique pour les diplômés. Les perturbations de l'activité économique paraissent aussi au travers de statistiques établies en plein crise du Golfe. 14% des chômeurs proviennent d'entreprises en faillite, 11% de la saisonnalité, et 9% ont abandonné un emploi peu rémunérateur.


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