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La part du budget allouée au ministère en dessous des standards internationaux

Par L'Economiste | Edition N°:1153 Le 28/11/2001 | Partager

. A peine 5% alors que l'OMS exige le doubleNotre système de santé tourne avec les moyens de bord. C'est le cas de le dire. L'assurance-maladie n'est toujours pas généralisée, les besoins en soins et en prévention sanitaire sont de plus en plus coûteux, tandis que le budget alloué au Ministère de la Santé (MS) stagne. Il représente actuellement 5% du budget général de l'Etat alors qu'il était à 7% dans les années 70(1). Niveau qui s'éloigne de celui fixé par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et qui est de 10%. Rapporté au PIB, le budget du MS représente seulement 1% contre 1,7% dans les années 60. Pour la majorité des pays à développement économique similaire, la moyenne est de plus de 2%.Le ministère est le principal fournisseur de soins (81% de la capacité litière) et des prestations liées à la prévention sanitaire collective. Mais avec des moyens qui se limitent à 175 DH par habitant contre plus de 300 dans des pays similaires, il est impossible de réaliser des miracles. Malgré l'accroissement de la population et des besoins en santé et en prévention sanitaire, l'évolution du budget du MS n'a pas connu de révolutions. Durant les trente dernières années, sa courbe n'a pas suivi celle du budget général, ni celle du PIB.Néanmoins, per capita et en dirham constant, quelques efforts ressortent entre 1982 et 2000. Efforts qui, il faut le dire, ont le plus souvent bénéficié à la masse salariale au détriment des investissements du budget de fonctionnement hors personnel. C'est ce qui explique le recul des bénéfices liés aux augmentations des crédits d'investissement ces dernières années. Les variations positives du financement de l'investissement sont surtout relatives aux prêts et dons budgétisés. Durant la dernière décennie, la part de ces prêts et dons dans le budget d'investissement a été en moyenne de 40,2% pour les prêts de la Banque Mondiale, 10% pour ceux de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de 2,1% pour les dons de l'Union européenne. Le poids de ces derniers a atteint 12,9% en 1999-2000. Il est à noter également que le MS n'utilise pas suffisamment ses crédits d'investissement. Sur les cinq dernières années budgétaires (1995-2000), un montant de 292,2 millions de DH n'a pas été employé en raison de problèmes internes, annulations ou reports d'échéance de projets financés. L'exercice 1999-2000 a été le plus touché par ce phénomène avec 111 millions de DH non utilisés. Sur la même période, le taux d'émission des crédits de paiement du budget d'investissement a varié entre 32,6 et 51,9%. Une performance assez faible, est-il souligné dans les Comptes Nationaux de la Santé (CNS).Les sources de financement du MS sont multiples, mais l'essentiel provient du Budget de l'Etat (83%). Les autres ministères contribuent à hauteur de 4%, notamment via les salaires des enseignants exerçant dans les CHU. Le reste est issu principalement des collectivités locales (1%), des ménages (3%), des assurances et mutuelles (3%) et de la coopération internationale (3%).H. F.(1) Le budget du Ministère de la Santé au titre de l'exercice 2001 s'élève à 4,95 milliards de DH dont 4 milliards réservés au fonctionnement.

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