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La norme marocaine peu prisée

Par L'Economiste | Edition N°:893 Le 13/11/2000 | Partager

. Elle représente seulement 20% de la demande de certificationLa norme marocaine ne semble pas attirer les industriels. Elle représente seulement 20% de la demande globale de certification. Les entreprises recourent généralement aux cabinets étrangers pour se faire certifier. Le baromètre est au plus bas. Depuis 1995, seulement 19 entreprises ont été certifiées ISO 9001 et 9002. Selon l'enquête conjoncture du MICA, le secteur chimique et parachimique vient en tête avec près de 26% du total des normes. Il est suivi par les IMME (19%) et le BTP (18%). Dans cette conjoncture morose, il existe heureusement des poches de dynamisme. Les pionniers sont surtout des entreprises leaders dans leur secteur, alors que les PME ne suivent pas. Ces dernières continuent à considérer la démarche qualité comme un surcoût et non comme un atout concurrentiel majeur.Pourquoi la norme nationale est-elle si peu prisée? Selon M. Abdellah Nejjar, directeur de la Normalisation au Ministère de l'Industrie, du Commerce, de l'Energie et des Mines, la norme internationale est beaucoup demandée car elle est conçue comme un signe de prestige. En fait, la norme marocaine traîne car elle est peu connue. Actuellement, l'Etat reste le principal maître d'oeuvre des travaux de normalisation via notamment les comités techniques de certification. Près de 71 comités sont domiciliés auprès des administrations concernées par la normalisation. Les services de ces instances ne sont pas payants, du moins en ce qui concerne l'Administration. Des auditeurs externes interviennent également dans l'opération de normalisation. Leurs services sont rémunérés par les entreprises (soit près de 3.000 DH la journée). La durée de l'audit prend généralement entre 2 à 3 jours, selon la taille de la société. Le comité émet sa décision dans un délai de deux mois. Mais si cet examen ne demande pas d'actions correctives, ce délai peut facilement descendre à quelques jours.La qualité est devenue aussi un argument de vente. Les annonces publicitaires utilisent beaucoup ce principe. Mais attention, prévient M. Nejjar, «un outil de management certifié ne veut pas dire forcément un produit de bonne qualité«. La normalisation est plutôt un complément au système de management de qualité (conseil, formation…). C'est un papier professionnel pour que les entreprises garantissent des marchés essentiellement à l'étranger. Mais la démarche qualité n'a d'intérêt que si le dernier maillon de la chaîne, en l'occurrence le client, en recueille les fruits. Il suffit de se rappeler l'affaire des intoxications alimentaires pour se rendre à l'évidence que la qualité est une question de vie ou de mort. Au niveau de la certification des produits, le bilan est aussi maigre. Jusqu'à maintenant, seulement 8 produits fabriqués par 18 entreprises ont été certifiés conformes à la norme marocaine. Le ciment vient en premier, il est suivi par le secteur électronique et la branche de la tuyauterie. N. L.

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