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Entreprises

La mutation d'IBM vers les services

Par L'Economiste | Edition N°:453 Le 01/03/1999 | Partager

L'image d'un grand groupe fabricant d'ordinateurs est révolue. Big Blue est aujourd'hui la plus importante société de services informatiques dans le monde, mais qui n'a pas abandonné le terrain des machines. M. Jean-Claude Fouché, président-délégué d'IBM Maroc, fait le point sur ce virage stratégique et ses déclinaisons au Maroc.


- L'Economiste: Après avoir été essentiellement constructeur, IBM a basculé dans les services. Qu'est-ce qui a motivé ce changement?
- M. Jean-Claude Fouché: IBM ne pouvait pas rester un simple fournisseur de «quincaillerie». Il y va de la pérennité de l'entreprise. Nous collons à la demande des clients. D'où la création d'une division internationale «IBM Global Services» dont la vocation est la prestation de services, tels que l'intégration de systèmes, le conseil, les services réseaux...
L'argument de ce positionnement est économique. Dans un investissement, la partie Hardware ne représente que 20% du montant global du projet, le reste c'est de l'immatériel, c'est-à-dire du consulting et l'offre de services.
La structure de notre chiffre d'affaires de 1998 nous confère le statut de première entreprise de services, même si on a toujours l'image d'une société technologique. Pour compléter cette image acquise de constructeur, des efforts sont fournis pour consolider nos compétences en conseil et services.
La conséquence de ce repositionnement est l'intérêt accordé aux PME/PMI au lieu de se focaliser sur les grands comptes. Nous sommes le seul constructeur à pouvoir offrir un éventail de solutions et de machines destinées aussi bien aux grandes qu'aux petites entreprises.

- Comment tout cela se décline au niveau du Maroc? La structure de chiffre d'affaires est-elle la même?
- Je ne peux pas vous donner des éléments quantitatifs pour le Maroc, parce que le chiffre d'affaires du groupe est consolidé sur le plan international. Tout ce que je peux dire, c'est que cette tendance est confirmée sur le marché. La partie services est en croissance de l'ordre de 35%, alors que la partie matériel croît de 10 à 15% avec des piques sur la micro-informatique.
Pour IBM Maroc, un redéploiement vers les analyses et études techniques est en cours. Un tiers du personnel est affecté au management des projets. Actuellement, l'entreprise est en train d'étoffer ses compétences dans ce créneau. Nous bénéficions aussi de la synergie du groupe qui met à notre disposition ses 250.000 ressources.

- Plusieurs de vos clients vous reprochent le manque d'accompagnement lors de leur passage de la grande informatique à des systèmes décentralisés?
- S'il y a des reproches, c'est qu'il y a des problèmes. Il faut donc y remédier. Justement, nous voulons différencier en nous plaçant, non pas sur le terrain du hardware, de la vente de matériels et de logiciels, mais sur celui de conseil. Aujourd'hui, le secteur informatique est devenu terriblement marchand. C'est pas sain, ni bon de vendre du matériel par le biais de promotions et de surenchère. L'important, c'est avoir la maîtrise de ces technologies en accord avec la stratégie du client.

- IBM fait du commerce électronique son cheval de bataille. Quelles sont vos ambitions dans «l'e-business» au Maroc?
- Il faut savoir que, sur le plan international d'ici 2002, plus de 30% des ménages vont faire leurs achats à travers Internet. C'est un énorme marché qui s'ouvre devant nous. Parallèlement au Net, IBM veut mettre le paquet sur «l'Intranet», c'est-à-dire l'Internet appliqué à l'entreprise et aussi «l'extranet» qui relie l'entreprise à ses clients.
Le Maroc ne doit pas rater cette mutation en cours, ni être à l'écart. Pour en profiter, il faut fournir des efforts au niveau des moyens de communication et de l'équipement informatique. En tout cas, ce n'est pas un problème d'infrastructures vu le développement de la fibre optique et des satellites, mais plutôt d'imagination.

Propos recueillis par
Rachid JANKARI


Pas de certification, ni garantie «bug»


«Pour le bug 2000, IBM a commencé sa campagne de sensibilisation de ses clients depuis le dernier trimestre de 1997 «, précise d'emblée M. Jean-Claude Fouché, président-délégué d'IBM Maroc.
La filiale marocaine de Big Blue a envoyé à l'ensemble de ses clients, y compris les PME/PMI, des lettres recommandées pour leur expliquer le phénomène, les risques encourus et qu'elles étaient les parades à apporter. Les spécialistes ont été mis à la disposition des intéressés pour les aider à faire des analyses d'impact. «Un lien sur le site Web: www.ibm.com/year 2000 est dédié également à cette question pour donner des informations sur tous nos produits et leur compatibilité avec l'an 2000», ajoute-t-il.
IBM Maroc distingue trois catégories. Les grandes entreprises et les filiales de multinationales ont pris le problème au sérieux tôt et les chantiers sont ouverts. Le deuxième niveau comprend les grandes administrations «qui ont pris le problème un petit peu après». Il y a beaucoup de travail à faire. Quant aux petites entreprises, malgré l'effort de sensibilisation et d'explication, rien ne remonte, comme si le problème ne les touchait pas.

Au sujet du rapport Gartner qui classe le Maroc zone à haut risque, M. Fouché considère que le pays n'est pas plus à haut risque que la France, la Suisse et n'importe quel autre pays du monde. «Il y a des solutions, il faut s'y pencher en prenant le problème résolument comme un projet», explique-t-il. Y a-t-il des clauses an 2000 dans les contrats conclus par les clients IBM?. «Non, on ne pourrait pas garantir ni donner un label an 2000. Notre rôle est d'aider les gens à prendre conscience du bug. C'est d'autant plus difficile vu les difficultés rencontrées au niveau de l'informatique enfouie/embarquée qui concerne les automates et les microprocesseurs", précise M. Fouché. Un rapport préparé par IBM Maroc sur ce qu'il a fait pour le bug aurait été remis le mardi 16 février à M. Larbi Ajjoul, secrétaire d'Etat chargé de la Poste et Technologies de l'Information lors de cette réunion.


Haro sur les pots-de-vin


Les règles d'éthique en ce qui concerne la corporation sont de trois ordres: la première, c'est le respect de la personne. Cela me paraît fondamental, insiste le président-délégué d'IBM Maroc. On ne peut pas faire des affaires si l'on n'a pas ce souci profond de l'individu et que l'on se comporte d'une manière correcte. La deuxième règle tient au respect de la qualité. Essayer, autant que faire se peut, de faire bien tout ce qu'on entreprend, dès la première fois. Le troisième grand principe est le souci du client. On a tendance aujourd'hui à oublier que le client est la raison d'être d'une entreprise, fondamental pour son développement.
Et au-dessus de tout ça vient la moralité "qui doit être exemplaire" dans le domaine des affaires et dans les transactions commerciales en particulier. Dans son face à face quotidien avec ses clients, Big Blue fait de ce principe "une règle de conduite": "sur cet aspect, nous sommes intraitables", martèle M. Jean-Claude Fouché. Le président-délégué d'IBM en profite pour lancer un appel: "Nous voulons que le comportement de nos partenaires devant une affaire, ou plutôt un contrat, soit irréprochable". Il n'ose pas lâcher le mot, mais c'est bien aux pratiques de corruption et de bakchich qu'il fait allusion. M. Fouché ne donne pas d'exemple, mais il ne souligne pas moins qu'"il est plus sain pour tout le monde d'avoir les transactions commerciales les plus transparentes possibles". C'est important pour tout le monde, car cela rassure tout le monde, fait-il remarquer. Mettre son énergie dans la bonne réalisation d'un projet sans compromission, sans calcul, sans déviation. Paraphrasant un grand écrivain, M. Pierre Suzet-Charbonnel, responsable des Séminaires pour Dirigeants d'Entreprises chez IBM France abonde dans la même direction: "Je préfère une amitié fondée sur les affaires, qu'une affaire faite par amitié".

Abashi SHAMAMBA

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