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Courrier des Lecteurs

La mise en garde de la FED

Par L'Economiste | Edition N°:720 Le 08/03/2000 | Partager

Les principaux responsables de la politique économique et monétaire américaine ont appelé lundi dernier à la prudence alors que les titres des sociétés liées à la «nouvelle économie» approchaient de nouveaux sommets historiques.
L'indice composite de la bourse électronique Nasdaq, qui concentre les valeurs de la haute technologie et de l'Internet, flirtait lundi avec les 5.000 points, un peu plus de quatre mois seulement après avoir franchi les 3.000 points.
Alan Greenspan, le président de la Banque Fédérale de Réserve Américaine (Fed), dont les déclarations font d'ordinaire la pluie et le beau temps sur les marchés financiers, a estimé que les investisseurs cherchaient toujours à évaluer correctement les valeurs de l'Internet. «Les acteurs des marchés financiers, qui ne sont pas à l'aise dès lors qu'ils doivent faire face à des changements dans la structure de l'économie, cherchent toujours à tâtons leur évaluation correcte», a-t-il souligné lors d'une conférence organisée lundi dernier à Boston sur la «nouvelle économie» américaine.
«L'exceptionnelle volatilité du cours des actions de ces jeunes sociétés, et pour certaines leurs valorisations phénoménales indiquent la difficulté à deviner quelles technologies et modèles d'entreprise seront dominants dans les décennies à venir», a ajouté M. Greenspan.

Arthur Levitt, le président de la Commission des opérations en bourse américaine (SEC), a été encore plus direct: «Certaines de ces sociétés valent-elles vraiment mille fois rien ?», s'est-il interrogé, estimant toutefois qu'évaluer la valeur réelle d'une société en bourse n'a jamais été une science exacte. M. Levitt a par ailleurs rappelé que l'euphorie actuelle n'est pas nouvelle, citant des secteurs ayant suscité l'engouement à leur époque comme l'automobile, les chemins de fer ou l'acier.
«Mais n'oublions pas ce que les leçons des progrès de l'Amérique sur le siècle écoulé nous ont appris», a-t-il ajouté avant de préciser que les investisseurs ne peuvent croire à l'illusion de l'investissement au petit bonheur la chance.
Ces mises en garde n'ont pas ému outre mesure les investisseurs qui continuent à placer dans les secteurs de la communication, de l'informatique et de leur enfant commun, Internet, délaissant les valeurs traditionnelles. Celles-ci, illustrées par l'indice boursier Dow Jones Industrial Average (DJIA), sont en baisse depuis le début de l'année.

Fedoua TOUNASSI (AFP)

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