×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    La «migration à la carte» critiquée

    Par L'Economiste | Edition N°:2294 Le 09/06/2006 | Partager

    . Les pays en développement ont besoin de leurs cerveauxLe commissaire européen au développement, Louis Michel, a critiqué jeudi 8 la «migration à la carte» préconisée par «certains leaders européens». «Je ne vous cache pas que je suis parfois un peu circonspect quand j’entends de la part de certains leaders européens des idées qui consistent finalement à appeler à la migration à la carte», a déclaré Michel au cours d’une conférence de presse, sans citer aucun pays ni dirigeant politique. «La migration à la carte, ou l’accueil à la carte en fonction de nos intérêts, nous pays riches, me faire croire que ça sert le développement... j’ai beaucoup de difficulté à croire ça», a continué le commissaire, assurant qu’il refuserait «toujours» de s’inscrire dans une telle stratégie, «parce que le besoin de cerveaux est crucial dans les pays en développement». «Les pays en développement ont au moins autant besoin que nous (et c’est un euphémisme) de leurs médecins, de leurs techniciens, de leurs cerveaux, de leurs infirmières», a-t-il ajouté. «Donc, je ne suis pas très chaud, en ce qui me concerne, pour favoriser le brain drain (fuite des cerveaux) et je ne suis pas de ceux qui pensent que le brain drain aurait des effets positifs massifs sur les pays en développement. Je crois le contraire», a insisté Michel. Le Parlement français a voté le mois dernier une loi préconisant «l’immigration choisie», à l’initiative du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy. Ce texte veut mettre en adéquation l’immigration avec «les capacités d’accueil de la France et ses besoins économiques», en augmentant la part des étrangers accueillis en fonction de leurs compétences professionnelles. Cette part représente aujourd’hui à peine 5% des flux. Ce projet de loi a suscité les critiques de plusieurs dirigeants africains. Synthèse L’Economiste

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc