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    La météorologie au secours des forêts

    Par L'Economiste | Edition N°:2571 Le 17/07/2007 | Partager

    . Une convention pour évaluer le risque en temps réel. Cela pour renforcer l’efficacité de la lutte contre les incendiesAU Maroc, plus de 3.000 ha de forêts sont ravagés chaque année par les incendies. Pour faire face à ce danger et atténuer de son ampleur, une convention de coopération a été signée vendredi dernier entre le Haut commissaire aux eaux et aux forêts et la direction de la Météorologie nationale. «Nous avions jusqu’à maintenant un système d’évaluation de risque classique et figée qui permet uniquement de classifier les régions selon le degrés de probabilité de déclenchement du feu», rappelle Abdeladim El Hafi, Haut commissaire aux eaux, aux forêts et la lutte contre la désertification. «Or nous nous sommes rendu compte qu’il serait plus efficace d’avoir une évaluation du risque au jour le jour en intégrant toutes les données météorologiques», ajoute-t-il. Celles-ci concernent en particulier l’humidité de l’air, la température, la direction et l’intensité du vent. Dans le cadre de cette convention, la Météorologie nationale fournira ces données aux services du Haut commissaire. Pour El Hafi, ces éléments sont nécessaires pour alimenter un modèle mathématique qui a été conçu pour définir le niveau de risque dans chaque zone. Ceci est à titre préventif, «grâce à ce système on pourra avoir, 3 à 4 jours à l’avance, une idée sur les conditions météorologiques dans chaque région», explique le Haut commissaire. Selon ce dernier, cette nouvelle approche permet donc d’évaluer le risque en temps réel. Elle présente deux avantages essentiels. Le premier consiste à mieux positionner les moyens de lutte pour avoir une efficacité maximale réalisée par une réduction du temps des interventions. L’idéal est d’être le plus proche possible des foyers éventuels des feux de forêt. Le second avantage «vise à faire des économies de moyens, car on ne peut pas être partout en même temps où il faut être », souligne El Hafi. Ceci permet de positionner les véhicules de premières interventions dotés de citernes. Ces dernières peuvent donc accéder directement et facilement au feu, ce qui garantit une maîtrise rapide de l’incendie et par conséquent des dégâts limités. «Ceci est parmi les objectifs de notre stratégie qui cherche à améliorer le rendement de nos équipes», précise El Hafi. A ce titre, il rappelle qu’avec moins de 9 ha par incendie la situation au Maroc est moins alarmante par rapport aux pays du bassin de la Méditerranée. Dans ces derniers, les dégâts sont énormes, on enregistre une moyenne dépassant les 18 ha par incendie. A titre d’exemple, le Portugal a perdu durant ces 5 dernières années près de 25% de son espace forestier, selon El Hafi.Notons par ailleurs, que la signature de cette convention s’inscrit dans la nouvelle approche sectorielle adoptée par la Météorologie nationale depuis 2005 dans laquelle ses prestations seront guidées par un cahier des charges spécifiques aux besoins de chaque client. Outre le secteur privé, cette expérience a été déjà initiée avec le ministre de l’Agriculture et la marine marchande. D’autres figurent au menu comme le département de l’environnement.


    Les barrages aussi

    UNE deuxième convention a été également signée par le Haut commissaire aux eaux et forêts avec le Secrétariat chargé de l’eau. Elle consiste à renforcer la coopération entre les deux parties pour assurer le traitement des bassins versants situés à l’amont des barrages. Cela pour faire face aux problèmes de l’érosion et de la dégradation du sol qui sont à l’origine de l’envasement des barrages. Selon El Hafi, les pertes sont énormes et estimées à près de 75 millions de m3 par an.N. E. A.

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