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    Economie

    La mer d’Alboran
    Une zone stratégique pour le Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:3034 Le 28/05/2009 | Partager

    . Elle héberge 5 millions de Marocains. 90.000 navires de commerce y transitent, soit plus de 25% du trafic mondial LA mer d’Alboran revêt une importance stratégique pour le Maroc. D’abord parce qu’elle baigne toute sa région nord. Ensuite, elle représente un intérêt capital en raison du poids de la pêche et du tourisme dans cette zone. «Dans cette région, l’industrie de la pêche représente une composante fondamentale en termes de sécurité alimentaire. En témoignent les 5 dernières années, pendant lesquelles la production annuelle de la pêche y a représenté environ 45.300 tonnes par an, avec une valeur à la première vente estimée à 31,5 millions d’euros», indique Mohamed Najih, chef du Centre régional de l’Institut national des ressources halieutiques de Nador. Il s’agit principalement de pêcherie artisanale, de petits pélagiques, de pêche démersale (daurade, crevette, crabe, homard...) et de pêcherie océanique aux thonidés. En dehors des poissons pélagiques, il y a les grands migrateurs comme les cétacés, les dauphins, les épaulards, les tortues marines… «La mer d’Alboran joue un rôle moteur pour l’ensemble de la Méditerranée grâce à cette veine jugulaire qu’est le détroit de Gibraltar. Comparativement avec la côte orientale de la Méditerranée, la côte occidentale est extrêmement riche par sa biodiversité et sa biomasse, renforcées par un passage de courants marins de l’Atlantique vers la Méditerranée. Elle est soumise à une urbanisation très poussée, d’où une forte pression démographique et une importante pollution tellurique», explique Loukili Miloud, professeur du droit de la mer à l’Université Mohammed V de Rabat. En matière de pollution, aucune statistique propre à la mer d’Alboran n’est encore disponible. Mais les scientifiques s’accordent sur le risque d’accident maritime qui est un des plus élevés de la Méditerranée sur cette mer. De 1977 à 2003, la Méditerranée a été le théâtre de 376 accidents maritimes. Plus de 305.000 tonnes de pétrole y ont été déversées de façon accidentelle.Il va sans dire que la mer d’Alboran subit plusieurs types de pression. A leur tête, le facteur démographique. Elle héberge une population supérieure à 7 millions d’habitants, dont 2,2 en Espagne et 5 au Maroc. De plus, cette zone est visitée annuellement par 7 millions de touristes. D’où la forte pression sur la zone côtière.Autre contrainte, le flux du trafic maritime. Plus de 25% du trafic mondial de navires de commerce transite par cette mer, soit plus de 90.000 navires, dont 30.000 pour la liaison maritime Maroc-Espagne. Par type de navires, des chimiquiers, des vraquiers, des gaziers, des pétroliers… A eux seuls, ces derniers représentent le tiers du trafic pétrolier mondial. Comment alors préserver ce vaste espace maritime? «Il faudrait lutter contre la pêche illicite et favoriser la pêche responsable dans la région pour une gestion durable, harmonieuse et équilibrée des ressources halieutiques. Pour y arriver, le meilleur moyen réside dans la coopération entre pays riverains, plus particulièrement l’Espagne et le Maroc», déclare Loukili. Les experts préconisent surtout un travail de sensibilisation et d’éducation sur la conservation et le développement durable dans cette région. De sources proches de l’INRH, l’on affirme que «la Déclaration d’Oujda constitue un projet civilisationnel qui concerne deux continents, deux cultures et deux civilisations». Toutefois, aucun budget n’a été fixé pour mettre en œuvre les différentes recommandations du forum. Mais les participants restent convaincus que ce projet pourrait intéresser plusieurs bailleurs de fonds, tels que l’Union européenne.En tout cas, une réflexion est d’ores et déjà lancée conjointement par le Maroc, l’Espagne et l’Algérie, sous l’égide de l’Union pour la conservation de la nature. Le prochain forum international sur la mer d’Alboran aura lieu en 2011, certainement en Algérie.H. E.

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