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La Mauritanie se dote d’une loi criminalisant l’esclavage

Par L'Economiste | Edition N°:2588 Le 10/08/2007 | Partager

. Cinq à dix ans de prison ferme pour tout esclavagiste L’Assemblée nationale mauritanienne a adopté mercredi dernier une loi criminalisant pour la première fois l’esclavage, pratique qui perdure dans certaines parties du pays malgré son abolition officielle en 1981.D’après cette loi votée à l’unanimité, les personnes convaincues d’actes esclavagistes risquent désormais de cinq à dix ans de prison ferme.Le texte interdit également toute production culturelle ou artistique faisant l’apologie de l’esclavage, qu’il punit de deux ans de prison, et prévoit des sanctions contre les autorités qui ne s’en préoccuperaient pas.Le projet de loi, initialement jugé insuffisant par plusieurs organisations des droit de l’homme, a été fortement amendé et réaménagé par les députés dans le sens du renforcement des peines prévues et de la définition précise des pratiques esclavagistes constatées dans le pays.L’organisation SOS-Esclaves avait notamment mené une vaste campagne auprès des parlementaires pour obtenir gain de cause. «Nous sommes très satisfaits, c’est une grande victoire pour les démocrates et le peuple mauritanien et qui n’aurait pas été possible sans cette volonté politique du président (Sidi Ould Cheikh Abdellahi) et de son gouvernement», a estimé Boubacar Ould Messaoud, président de SOS-Esclaves.Anti-Slavery International, l’organisation luttant contre l’esclavage dans le monde, a salué pour sa part jeudi 9 août le «pas en avant historique» de la Mauritanie. Longtemps tabou, l’esclavage est officiellement aboli en Mauritanie depuis 1981 et a fait l’objet en 2003 d’une nouvelle loi en renforçant sa répression.Mais ces textes étaient contestés par des associations de défense des droits de l’homme selon lesquelles ils contenaient des aspects vagues sur des questions essentielles et édictaient des peines en deçà de celles généralement prévues pour des crimes similaires.Synthèse L’Economiste

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