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    Entreprise Internationale

    La maroquinerie, nouvel Eldorado de la haute couture

    Par L'Economiste | Edition N°:657 Le 10/12/1999 | Partager

    · Après les parfums "locomotives" des maisons de couture, c'est aux sacs d'assurer ce rôle

    · Des centaines de références qui vont du cuir au jeans en passant par les fourrures

    · Giorgio Armani crée une direction spéciale accessoires pour accompagner ce développement


    Vuitton, Fendi, Prada, Gucci: Quel est le point commun entre toutes ces griffes prestigieuses? L'accessoire. Et surtout les sacs qui, plus que les vêtements, ont assuré brillamment leur prospérité ces dernières années. La récente prise de contrôle de Fendi par le duo LVMH-Prada n'est que la dernière péripétie des grandes manoeuvres en cours dans le monde de la mode. La griffe italienne, dont le métier d'origine est la fourrure, se taille un franc-succès depuis 1997 avec son sac "baguette" proposé en centaine de références, en jeans comme en vison.
    Les principaux acteurs du luxe sont actuellement engagés dans une bataille sans merci pour s'offrir les marques les plus juteuses du secteur. Prada a ainsi racheté les célèbres chaussures anglaises Church. Gucci, l'autre géant italien, a mis un pied dans les souliers haut de gamme en prenant le contrôle de Sergio Rossi.
    Le parfum a fait la fortune des maisons de couture dans les années 70, au prix d'une certaine banalisation: sur le seul marché français, quelque 450 fragrances sont apparues en 1998, et un nombre équivalent est prévu cette année. Louis Vuitton s'est diversifié depuis deux ans dans le prêt-à-porter, avec le créateur américain Marc Jacobs, mais sans passer par le parfum. "On peut éviter le parfum, mais on ne pourrait pas imaginer aujourd'hui de se développer sans les accessoires", commente M. Yves Carcelle, directeur général de la branche Mode et Maroquinerie de LVMH et PDG de Vuitton.

    Le malletier vient d'ailleurs d'enregistrer la plus forte croissance de toutes les marques de maroquinerie (+30% sur les neuf premiers mois de l'année). Selon M. Carcelle, "ces cinq dernières années, les maroquiniers se sont mis à faire rêver les femmes".
    Généralement confiées à des licenciés, les accessoires n'étaient pas la priorité des couturiers. Longtemps parents pauvres de la mode, ils se retrouvent désormais sous le feu des projecteurs. Lancé en 1955, le sac "Lady Dior" a dû sa consécration à la Princesse de Galles. Depuis, il se vend 100.000 exemplaires par an, à des prix allant de 2.700 à 7.000 FF.
    La maison veut rééditer un tel succès avec ses nouveaux modèles, le "City Dior" (5.000 à 6.000 FF) dont l'image publicitaire est assurée par Gwyneth Paltrow, une des actrices américaines les mieux habillées du moment. Quant au petit dernier de Christian Dior, baptisé le "Malice" (2.900 à 6.900 FF), il ressemble curieusement au fameux "baguette" de Fendi...
    Giorgio Armani ne s'y est pas trompé, il a créé une nouvelle division accessoires. "Nos racines restent l'habillement, mais nos clients se tournent de plus en plus souvent vers notre large gamme d'accessoires", constate le couturier italien.
    Les grands magasins ont également retenu la leçon. Le Printemps Haussmann à Paris consacre aujourd'hui deux étages aux sacs, bijoux ou chaussures. "L'accessoire canalise les tendances de la mode. C'est un signe de personnalisation à coût moindre", juge Agnès Renard, responsable des Achats Accessoires du Printemps.

    Radia LAHLOU (AFP)

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