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    La libéralisation, une option qui paye

    Par L'Economiste | Edition N°:465 Le 17/03/1999 | Partager

    · L'énergie est un secteur avant-gardiste dans sa politique de libéralisation

    · Le poids de l'énergie handicape l'activité industrielle

    · Le secteur rapporte à l'Etat 9 milliards de DH par an


    Le vent de libéralisme souffle fort sur le secteur énergétique. Les opérateurs intervenant dans le secteur sont unanimes. Les avantages sont indéniables. La privatisation des sociétés pétrolières a créé "une dynamique associative", selon l'expression de Moulay Abdellah Alaoui, président du Groupement des Pétroliers. Elle a donné naissance aussi à un nouvel état d'esprit, celui d'un secteur privé partenaire. L'Administration joue enfin le rôle qui est le sien de faciliter et accompagner. L'ouverture du secteur au privé a beaucoup apporté. Aussi le gouvernement confirme-t-il qu'il s'agit bien d'une option irréversible. Néanmoins, M. Youssef Tahiri, ministre de l'Energie et des Mines, y apporte quelques aménagements. "Pour que la politique des concessions puisse répondre aux objectifs assignés, il faut éviter qu'un monopole privé ne se substitue à un monopole d'Etat". La privatisation en matière de distribution pétrolière a contribué positivement à la structuration du marché. Concernant le raffinage, "la privatisation devrait aller vers un concept de maturité et s'inscrire davantage dans le cadre d'un programme d'ensemble" précise-t-il.

    Pour M. Abderrafie Menjour, privée ou publique, l'important pour une société, c'est d'être bien gérée. Les bénéfices de la privatisation des raffineries sont là. "L'entreprise privatisée évolue en temps réel avec les anticipations nécessaires, une responsabilité bien délimitée et une sanction des résultats". Confortant la position du ministre, M. Driss Benhima, directeur de l'ONE, estime qu'"il ne faut pas que les opérations de concession ou de privatisation menacent la maîtrise de nos équilibres énergétiques globaux. Il faut éviter par exemple que le contrôle des prix n'échappe à l'Etat dans le cas de monopole comme celui de la distribution, en brisant le principe de l'unicité des prix sur tout le territoire". Le gouvernement compte à ce niveau revoir les textes pour que la concession ne rompe plus avec ce principe d'unicité. Pour le passé, les contrats pourraient être renégociés.... Reste à savoir quelle est sa marge de manoeuvre.


    Le secteur en chiffres



    Le secteur est sans nul doute l'un des plus fiscalisés. La conséquence est que le poids de l'énergie handicape l'activité industrielle. Ce poids peut aller jusqu'à 50% du prix de revient du produit dans des domaines comme la cimenterie ou la céramique. Mais pour l'heure, les données ne peuvent pas changer, c'est un secteur qui rapporte à l'Etat près de 9 milliards de DH par an. Ce qui n'est pas négligeable. Il pèse également énormément sur la balance commerciale, le Maroc étant fortement dépendant en matière énergétique. Il importe la quasi-totalité de ses combustibles. La facture énergétique est de 5,4 milliards de DH en 1998. D'une manière générale, c'est un secteur en pleine mutation, très avant-gardiste et à forte capacité d'adaptation. La transition public-privé s'est effectuée sans problème et est citée comme un cas d'école au niveau international.

    Fatima MOSSADEQ

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