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Courrier des Lecteurs

La libéralisation ordonnée, selon le FMI

Par L'Economiste | Edition N°:587 Le 03/09/1999 | Partager

· Le rôle de l'Etat plus l'implication des banques sont les seuls garants d'un système financier sain

Les crises monétaires récentes ont montré qu'une libéralisation du secteur financier peut soit stimuler la croissance et le développement, soit au contraire mener à une récession de l'économie tout entière. Dans ce dernier cas de figure inutile de chercher le coupable plus loin, une mauvaise application des réformes conçues dans ce sens peut en être l'origine.
La libéralisation équilibrée et ordonnée constitue la seule véritable protection contre les crises financières, et les dangers d'une libéralisation hâtive sont connus de longue date. Le passage du rationnement du crédit par le volume au rationnement par les prix entraîne fatalement de lourdes pertes pour ceux qui -pouvoirs publics compris- ont un accès privilégié aux capitaux. On peut aussi s'attendre à ce que les taux d'intérêt et les prix des actifs deviennent instables une fois les contraintes levées. Ceci engendre des risques accrus.
Les dangers de la libéralisation sont parfois aggravés par l'attitude des pouvoirs publics. D'après une étude éditée dans le dernier bulletin officiel du Fonds Monétaire International (FMI), les autorités de tutelle ont bien souvent préféré les réformes faciles, rapides et peu coûteuses. Au menu, déréglementation des taux d'intérêt, réduction pure et simple de programmes de crédit dirigés ou libéralisation des mouvements de capitaux.
Les réformes les plus difficiles, coûteuses et de longue haleine, telles que le renforcement des institutions, en ont fait les frais.
Une bonne réglementation et, plus généralement, le rôle de l'Etat dans l'économie peuvent être le garant d'un secteur financier sain. Les banques ont aussi un rôle très important à jouer dans ce contexte. En première ligne de défense, les actionnaires et les dirigeants des banques. Plus les banques sont sûres et solides, moins les entrepreneurs seront enclins à se hasarder dans des entreprises incertaines ou risquées. L'Etat doit donc offrir cette assurance aux banquiers pour les inciter à s'engager davantage dans des affaires légales.
Cependant, si les autorités de tutelle se doivent de garantir la sécurité et la solidité du système bancaire, il revient aux banquiers d'assurer la surveillance de leurs établissements et aux marchés de les suivre dans cette évolution. Les autorités de tutelle risquent de découvrir les problèmes trop tardivement.
Le cas de la Russie en est la confirmation. Les autorités russes ont mis beaucoup de temps a mesurer la gravité de la crise. Mais, si l'on en croit le bulletin officiel du FMI, l'ex-URSS semble plutôt bien se remettre de sa crise. Elle connaît déjà une reprise des investissements de portefeuille, l'indice boursier a presque quadruplé, la croissance industrielle a atteint 3%...
Bref, de quoi se réjouir pour la Russie si ce n'était les révélations toutes récentes de la presse américaine sur les détournements de deniers publics russes.

Fedoua Tounassi


La bonne formule


La transformation initiale doit viser avant tout à imposer de véritables contraintes budgétaires. Mais il faut pour cela démanteler les anciennes structures de pouvoir. La crise financière est peut-être le seul moyen d'y parvenir. Une libéralisation rapide et radicale peut sur-le-champ affaiblir l'oligarchie si elle est réussie, car cet effort ne peut que précipiter la crise.
La solidité des finances publiques demeure au premier rang des critères essentiels. Sans elles, les pays qui entreprennent de réformer leur système financier s'exposent à des chocs intérieurs auxquels le nouveau système ne peut résister. Il est surtout indispensable de bénéficier d'une assise budgétaire solide pour résister à la correction d'une éventuelle crise financière et financer un rétablissement rapide.

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