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    La justice tranche dans l'affaire LVMH

    Par L'Economiste | Edition N°:1682 Le 13/01/2004 | Partager

    . Le groupe de luxe réclame 100 millions d'euros à la banque Morgan StanleyLe tribunal de commerce de Paris devait rendre hier lundi son jugement dans le procès opposant le groupe de luxe français LVMH à la banque d'affaires américaine Morgan Stanley, le premier en France à porter sur un conflit d'intérêts dans le domaine de l'analyse financière.LVMH réclame 100 millions d'euros de dommages et intérêts à Morgan Stanley, accusant l'une des analystes-vedettes de la banque d'avoir rédigé des analyses “erronées et biaisées” ayant porté préjudice au cours de son action.Morgan Stanley, qui défend l'intégrité et l'indépendance de ses analystes, a contre-attaqué en assignant LVMH pour “procédure abusive”, et réclame au groupe de luxe 10 millions d'euros de dommages et intérêts ainsi que la publication dans vingt journaux et magazines de la condamnation qu'elle espère obtenir. Ce conflit s'inscrit dans le contexte de mise en cause de l'indépendance des analystes financiers, observable depuis l'éclatement de la bulle des valeurs technologiques et les scandales Enron ou WorldCom aux Etats-Unis. Le mouvement a démarré outre-Atlantique avec la dénonciation des pratiques de certaines banques d'affaires au détriment des investisseurs, leurs analystes recommandant à l'achat les titres de sociétés que d'autres départements de la banque étaient chargés d'introduire sur le marché.Première du genre en France, l'affaire LVMH contre Morgan Stanley avait démarré le 30 octobre 2002 par une plainte du groupe français.Celui-ci estimait que Morgan Stanley, la banque-conseil de la maison de luxe Gucci (filiale de Pinault-Printemps-Redoute), dont LVMH tentait de prendre le contrôle, avait publié depuis 1999 des analyses financières tendancieuses sur LVMH afin de protéger ses intérêts et ceux de son client.(AFP)

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