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Economie

La journée de l'industrialisation de l'Afrique célébrée ce samedi

Par L'Economiste | Edition N°:643 Le 22/11/1999 | Partager



· La contribution du continent africain à la production industrielle mondiale ne dépasse pas 1%
· Le poids de la dette extérieure


Le Maroc célèbre comme chaque année le 20 novembre «la journée de l'industrialisation de l'Afrique», avec le concours de l'ONUDI (Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel). La célébration de cette journée a été proclamée en mai 1989, à Harare (au Zimbabwé), lors de la Conférence des ministres africains de l'Industrie. Son objectif est de rappeler à la communauté internationale l'évolution de l'industrie et les avancées réalisées dans ce secteur.
L'édition de cette année porte sur le thème de «l'industrie créatrice d'emplois». A cette occasion, M. Alami Tazi, ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, a prononcé un discours. Il a dressé un bilan général de l'industrialisation africaine et présenté brièvement les résultats obtenus. A travers des chiffres, il a montré combien les niveaux d'industrialisation de l'Afrique et ceux d'autres régions du monde sont opposés. Ainsi, «la part de l'Afrique dans le commerce international est inférieure à 2%, sa contribution à la production industrielle mondiale n'est que de 1% et les investis-
sements étrangers directs restent dérisoires comparativement aux flux mondiaux de capitaux», souligne-t-il. M. Alami Tazi rappelle également que le revenu par habitant demeure faible et que les taux de croissance enregistrés restent peu générateurs d'emplois et de revenus. Ensuite, il fait remarquer que le poids de la dette extérieure obère le produit national brut (PNB) des pays africains et handicape la mise en place de politiques économiques ambitieuses. «En fait, l'industrie africaine doit, non seulement rattraper son retard, mais aussi se préparer à supporter une concurrence de plus en plus aiguë». Pour ce faire, le ministre préconise de développer le secteur manufacturier et d'augmenter le taux de croissance de la valeur ajoutée et de l'investissement dans ce secteur. Pour le cas du Maroc, M. Alami Tazi se montre plutôt optimiste. Il rappelle que les pouvoirs publics ont entrepris plusieurs réformes pour renforcer et améliorer les capacités productives nationales et dynamiser le marché du travail.

Développer le secteur manufacturier


D'autre part, il cite la mise en place par les pouvoirs publics au cours de ces dernières années de «programmes de mise à niveau», destinés à améliorer la compétitivité du secteur industriel, ainsi que les mesures les accompagnant.
Il s'agit de mesures à caractère général, celles de type sectoriel, et celles enfin plus spécifiques à l'entreprise elle-même. Pour lui, les résultats sont satisfaisants. «La valeur ajoutée manufacturière représente près de 16% du PIB, la part de l'emploi industriel dans la population active urbaine occupée est de 11%, et l'investissement industriel contribue pour 29% à l'investissement total». Il ajoute que le Plan quinquennal 1999-2003 fonde beaucoup d'espoirs sur le secteur industriel en matière de création d'emplois, elle-même conditionnée par une croissance du PIB réel de 5,5% en moyenne au cours de cette période.

Nadia BELKHAYAT

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