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    Economie Internationale

    La guerre de l'eau aura-t-elle lieu ?

    Par L'Economiste | Edition N°:599 Le 21/09/1999 | Partager

    · Le Programme des Nations Unies pour l'Environnement dresse un bilan catastrophique

    · Le manque d'eau et le réchauffement de la planète seront les problèmes les plus préoccupants du XXIème siècle


    Le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) tire une nouvelle sonnette d'alarme à moins de trois mois de la tenue de la conférence ministérielle de Seattle(1). Selon un rapport publié cette semaine par cet organisme, le cycle mondial de renouvellement de l'eau semble incapable de répondre à la demande dans les prochaines décennies. De plus, la dégradation des terres a annulé de nombreuses avancées effectuées dans la productivité agricole et la pollution de l'air a atteint un niveau de crise aiguë dans nombre de grandes villes. Conclusion: le réchauffement de la planète paraît inévitable.
    Intitulé "Geo-2000", ce rapport est le résultat d'une enquête conduite par le PNUE auprès de 200 experts de 50 pays.
    Ainsi, dans la région Asie-Pacifique, où vit 60% de la population mondiale, un habitant sur trois n'a pas accès à l'eau potable, et le manque d'eau sera un facteur qui limitera la production de nourriture, précise le rapport.
    Par ailleurs, les ressources marines souffrent de la pêche intensive et de l'expansion des villes côtières. Les forêts ne sont pas en reste. Elles ont connu une importante dégradation, notamment en Indonésie, en Chine, en Inde, en Malaisie et au Japon.
    En Afrique, le bilan n'est guère réjouissant. Selon le rapport du PNUE, le continent noir connaît un manque cruel d'expertise, aggravant les problèmes d'environnement. La dégradation des terres, due à l'exploitation du bois, aux cultures et à l'érosion, y est "un sérieux problème". Un demi-milliard d'hectares a été affecté par la dégradation des sols dans les 40 dernières années, soit 65% des terres arables.

    Le continent a également perdu 49 millions d'hectares de forêts tropicales entre 1980 et 1995. Le manque d'eau en Afrique pourrait entraîner l'extinction de nombreuses espèces et plantes.
    Ainsi, le rapport dénombre pas moins de 14 pays africains affectés par le manque ou la mauvaise qualité de l'eau. D'ici 2025, ils seront plus de 25 pays à enregistrer le même manque, soit la moitié de la future population du continent.
    Ailleurs dans le monde, le rapport cite une dizaine de mégapoles où le taux des gaz excède d'au moins 100% les niveaux requis par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Dans les villes asiatiques par exemple, le niveau de fumée et de poussières est cinq fois plus important que dans celles des pays industrialisés.
    En somme, le manque d'eau et le réchauffement de la planète seront, si cette tendance se maintient, les problèmes les plus préoccupants de la planète au XXIème siècle.

    (1) Cette rencontre est chargée de lancer un nouveau cycle de négociations multilatérales de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).


    Un commerce plus vert


    L' intégration de la réflexion sur l'environnement dans les processus de décision est aujourd'hui la meilleure chance pour aboutir à des actions effectives", estiment les rédacteurs du rapport. Selon eux, l'un des grands défis est de promouvoir la libéralisation du commerce tout en renforçant la protection des ressources naturelles. Le programme de l'ONU regrette que les banques centrales, les organismes commerciaux et de planification délaissent souvent les solutions de développement durable au profit d'opinions économiques. La balle est aujourd'hui dans le camp de l'OMC.

    Abdelaziz MEFTAH (AFP)

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