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    Economie

    La guerre aux microbes continue

    Par L'Economiste | Edition N°:446 Le 18/02/1999 | Partager

    Contre l'extrême variabilité de l'enveloppe du virus responsable du sida ou l'augmentation de la résistance des bactéries, la communauté scientifique continue sa lutte pour la mise au point de "remèdes miracles". Cependant, si certains résultats semblent prometteurs, d'autres ne font que relancer les débats.


    · Des anticorps contre le VIH, oui... mais
    Une équipe de chercheurs américains de l'Université du Montana (Etats-Unis) a développé des anticorps contre les souches du virus de l'immunodéficience (VIH). L'action de ces anticorps est également dirigée contre les protéines virales restées jusqu'ici inaccessibles.Il y a quelques années, l'identification de cibles potentielles au niveau de l'enveloppe virale (glycoprotéine gp120) a provoqué un enthousiasme certain. Enthousiasme aujourd'hui disparu après la constatation que cette molécule échappe à la plupart des anticorps.
    Aujourd'hui, et grâce aux travaux de l'équipe de Rachel LaCasse et de Jack Nunberg, le débat est relancé. " Ces recherches sont particulièrement intéressantes. En revanche, si elles ouvrent la voie à de plus amples travaux, il faut se garder de crier victoire", commente M. Jean-Paul Lévy, directeur de l'Institut Cochin de génétique moléculaire (Paris). En effet, les observations ont montré que des anticorps très immunogéniques pourraient se dévoiler ou se créer lors de la fusion du virus avec les cellules de l'organisme. Ces anticorps induits peuvent agir contre un grand nombre de souches sauvages du virus. Cependant, l'utilisation de la préparation nouvellement trouvée comme vaccin comporte énormément de risques. En effet, il est possible que les anticorps soient dirigés contre les cellules de l'organisme et non contre le virus.

    · Les bactéries gagnent en résistance
    La science est-elle en passe de perdre le combat contre les bactéries? Les cris d'alarme lancés par les spécialistes se multiplient: les bactéries sont de plus en plus résistantes.
    Aux Etats-Unis, par exemple, une équipe de chercheurs du Cedars-Sinai Medical Center (Los Angeles, Californie) a publié récemment dans la revue américaine Pediatric les résultats de ses travaux sur un exemple de ces bactéries, la Streptococcus pneumoniae. En étudiant les dossiers médicaux de quelque 180 enfants admis dans huit hôpitaux différents pour les méningites entre 1993 et 1996, les chiffres sont éloquents. Les deux dernières années, le taux de microbes résistants à un type d'antibiotiques est passé de 13 à 27% et en trois ans, le taux de ceux résistants à un autre type a été multiplié par dix. La situation est qualifiée de grave en France, au Japon et en Espagne. Parmi les causes responsables de cette explosion, l'insuffisance des doses prescrites par les médecins. En effet, les contacts répétés des bactéries avec des concentrations faibles d'antibiotiques favorise l'émergence des résistances.

    · Bouffée d'air pour les asthmatiques
    Un nouveau souffle dans la lutte contre l'asthme. Deux équipes de chercheurs viennent de démontrer qu'un messager du système immunitaire, l'interleukine-13 (IL-13), joue un rôle primordial dans les crises d'asthme allergiques.
    Pour contrecarrer l'action de ce messager, les chercheurs du Genetics Institute (Cambridge, Massachusetts) ont développé une substance contenant des éléments susceptibles d'empêcher "l'Interleukine" d'agir.
    Travaillant dans le même sens, l'équipe de l'immunoligste Marsha Wills-Karp de l'Université John Hopkins (Baltimore, Etats-Unis) a, de son côté, administré une "anti-IL-13" à des souris susceptibles de développer de l'asthme. Or, en exposant ces dernières à un allergène, les chercheurs n'ont noté aucune des caractéristiques de la maladie. Les souris n'ayant pas subi le même traitement ont été victimes de crises d'asthme.
    Aujourd'hui, entre 100 et 150 millions de personnes souffrent d'asthme et près de 200.000 en meurent chaque année.

    Abdelaziz MEFTAH
    (Circé Science)


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