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La grogne des coopératives laitières

Par L'Economiste | Edition N°:2125 Le 07/10/2005 | Partager

. L’imposition pointée du doigt. L’UNCAL mobilise ses membresLa bataille autour du lait aura-t-elle lieu ce mois de Ramadan ? En tout cas, il y a menace quant à l’approvisionnement des marchés. Déjà, mercredi -premier jour du mois sacré-, nombre de commerçants n’avaient pas trop de choix à offrir en matière de produits laitiers, surtout en yaourts. «Nous n’avons pas été livrés aujourd’hui. On parle d’une grève mais c’est pas sûr», avance prudemment le gérant d’une supérette au Maârif, à Casablanca. Des laiteries n’auraient pas reçu non plus de lait en vrac. Une chose est sûre: ça grogne du côté des coopératives laitières. L’Union nationale des coopératives agricoles laitières (UNCAL) a réuni ses membres le 20 septembre dernier «pour examiner la situation catastrophique que traversent les coopératives», selon un comuniqué. Celles-ci (Copag, Le Bon Lait, Extralait, Superlait, Colaimo, Colainord, Tametkalet, Calai, Colaiziz, Beni Bouayach) contestent notamment la suppression des exonérations fiscales inscrites dans la loi de Finances 2005. La mesure est effective depuis janvier dernier et concerne les coopératives réalisant un chiffre d’affaires de 2 au lieu de 1 million de DH, hors taxe. A noter qu’en principe cette décision ne s’applique qu’aux coopératives à caractère industriel qui font de la transformation (www.leconomiste.com). «La plupart des coopératives, petites ou grandes, dépassent ce seuil», remarque un opérateur. «Cette décision a été adoptée sans que l’on ne tienne compte des dispositions de la loi 24/83. Elle porte préjudice aux efforts déployés depuis 1975 par les coopératives laitières. C’est une véritable épée de Damoclès suspendue au-dessus de près de 5.000 ouvriers permanents», clame le gérant d’une coopérative de la région de Casablanca. Soulignons que ladite loi fixe le statut général des coopératives, ces dernières bénéficiaient d’exonération d’impôt (IS), de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de l’impôt des patentes et de la taxe urbaine. Depuis quelques années, la bataille fait rage dans le secteur. Produisant autour 30% du lait pasteurisé, les coopératives grignotent peu à peu des parts de marché à leur concurrent direct, Centrale Laitière. «C’est une question de lobbying», accuse-t-on. Toujours est-il que l’UNCAL refuse de payer les impôts, selon un membre, le président étant resté injoignable. Elle mobilise aujourd’hui ses membres et menace d’arrêter l’approvisionnement durant ce Ramadan et d’organiser des mouvements de protestation. Fatima EL OUAFI

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