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Politique

La gauche tentée à nouveau par l’union

Par L'Economiste | Edition N°:2760 Le 21/04/2008 | Partager

. Mais la question du leadership reste posée. Réconcilier le citoyen avec la politique Les forces de gauche vont-elles pouvoir s’unir? C’est la énième tentation, et les responsables assurent que cette fois-ci sera la bonne. Premier signe précurseur de cette éventualité, le colloque qui les a rassemblées vendredi dernier à Rabat. Un débat auquel ont pris part les différentes sensibilités et composantes de la gauche marocaine. Initié par le Parti du progrès et du socialisme (PPS) et le Front des forces démocratiques (FFD), le colloque a posé la véritable problématique pour une union de la gauche: peut-on dépasser les entraves objectives et personnelles et faire valoir l’union  des forces de gauche? Une question à laquelle les participants ont, tant bien que mal, essayé de répondre. Mais, d’abord, reconnaît-on, il faut instituer notamment «un dialogue libre et organisé entre toutes les composantes de la gauche». Dialogue, qui, en principe, doit «consolider le militantisme commun sur le terrain pour la refondation de la gauche». Certes, mais cela veut dire aussi que la gauche se doit, en premier, de s’inscrire dans une phase «de dépassement de la réalité de son émiettement» et de l’éclatement de ses composantes. En d’autres termes, cela revient à dire que l’on doit œuvrer au «renforcement des dynamiques unionistes entre ses composantes dans le sens de l’élaboration d’un projet sociétal» de toute la gauche marocaine et serait basé sur un «nouveau contrat politique et social ouvert sur toutes les forces démocratiques». La rencontre de vendredi dernier a pour but d’actionner cet appel à une union dont les bases pourraient être édifiées d’abord sur le plan local. Après, l’on peut penser à une feuille de route préliminaire visant «l’organisation du débat et l’ordonnancement des priorités». Objectif final: l’élaboration d’une charte de dialogue de gauche ou de la gauche. Il s’agit également de «revaloriser les valeurs de gauche». Ceci pour aller vers la «refondation d’une relation équilibrée, effective et démocratique avec les mouvements sociaux». . Bases populairesL’action politique de la gauche, du moins telle qu’elle a été débattue, doit d’abord viser l’instauration d’un «dialogue sur la base de l’acceptation de la différence, le pluralisme et la partance de la relativité de la vérité». C’est d’ailleurs le principe auquel avait appelé le Parti socialiste unifié (PSU) depuis quelques semaines déjà. Les participants s’accordent à dire qu’une telle démarche doit aboutir à une «réflexion à des initiatives pratiques allant dans le sens de relier la gauche à ses bases populaires et de rendre aux mouvements sociaux leur expression politique avancée». Justement, les «bases populaires» ont adressé, le 7 septembre dernier, un signal fort à la gauche. Cette dernière veut aujourd’hui en tirer les conclusions et leçons qui s’imposent: les forces de gauche ont été «absentes du terrain» et, par conséquent, doivent «assumer pleine et entière leur responsabilité quant à la démission des citoyens de la chose politique». C’est ce qui a été, d’ailleurs, considéré comme «une entrave et un frein à l’émancipation de la démocratie». La gauche veut profiter de l’échéance des prochaines élections communales (septembre 2009) pour corriger tout cela. Mais comment?Partant du fait que tous les «ingrédients» sont maintenant réunis pour favoriser l’émergence d’une union de la gauche «face à la montée du conservatisme et du retour du makhzen sur la scène politique» (ndlr: allusion est ici faite au Mouvement pour tous les démocrates de Ali El Himma), les partis se proclamant du socialisme et de la gauche veulent construire un «pôle fort capable de mobiliser autour de ses idées et principes». Cela à travers le «dépassement des difficultés qui entravent l’action commune entre les composantes de gauche». «Si Ali El Himma a su fédérer autour de son mouvement, pourquoi la gauche n’arriverait-elle pas à faire pareil?» s’est interrogé un participant. Une interrogation-constat qui en dit long sur le chemin qui attend les forces de gauche sur la voie de l’union. Ceci étant, l’optimisme reste de rigueur. La volonté politique est là, très visible et s’est manifestée par la forte présence de toutes les composantes de la gauche. Encore faut-il que le dialogue se poursuive et que cette volonté politique soit accompagnée de celle «prônant l’importance du travail commun et unioniste de la gauche». Il s’agit dès lors «d’approfondir le débat et d’ouvrir des chantiers de réflexion sur la redynamisation de la gauche» en vue, bien sûr, de son union future. En attendant, les militants sont appelés à «réfléchir à une plateforme commune à tous les partis de gauche» en vue de «délimiter les champs d’action commune» notamment pour «répertorier les moyens» nécessaires pour réussir le projet d’union.


   
Appel aux syndicats

Pour réussir leur projet d’union, les partis se proclamant de la gauche comptent fortement sur l’adhésion des forces syndicales. Les centrales dites «progressistes» ont été ainsi invitées à prendre part au débat et à s’inscrire dans le projet. Appel a également été lancé à la société civile pour la «réussite du projet moderniste d’une société démocratique».Les partis de la gauche, notamment le PPS, le FFD, l’USFP, le PSU, le CNI… ont convenu de poursuivre le débat à différents nivaux. Il est évident, assure-t-on, que ce débat est «ouvert à tous ceux qui ont la fibre gauchiste».Jamal Eddine HERRADI

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