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Economie

La gauche entame sa mue

Par L'Economiste | Edition N°:621 Le 21/10/1999 | Partager


· Le mécontentement a gagné le Parlement
· Une culture de gouvernement de gauche se dessine


La grogne monte dans les rangs des partis de la Koutla. Des militants de base aux responsables politiques en passant par des élus, tous veulent que le gouvernement accélère le rythme et s'engage dans un programme de réformes. Après 18 mois aux commandes, l'heure des comptes a sonné. C'est la Fondation Abderrahim Bouabid(1) qui a ouvert la voie à un débat autour du bilan politique du gouvernement, canalisant ainsi un mécontentement qui gagne du terrain. La crise atteint son comble au point que M. Najib Akesbi lance un cri en direction des quatre ministres à la tribune: "C'est de votre intérêt de nous écouter". Son élan a été arrêté net par le président de séance qui voulait lui imposer un temps limité pour intervenir.
L'insatisfaction s'étend jusqu'à l'enceinte du Parlement. M. Ahmed Zaydi, député USFP de Bouznika, connu par sa modération, ne s'en est pas caché. Cet ex-journaliste vedette de la TVM a tiré la sonnette d'alarme sur la nécessité de revoir la relation du couple gouvernement-Parlement. Il a prévenu les ministres présents et l'assistance sur le risque de voir les députés sortir de leur réserve si rien n'est fait. Ils ne veulent plus être sollicités uniquement le jour du vote en faveur de tel ou tel projet.
L'intervention du président du Club de la Presse a porté également sur le pouvoir et le contrôle de la télévision. Sur ce registre, personne ne conteste l'échec du gouvernement dans la réforme du secteur de l'audiovisuel. "Une image à la télévision a plus d'impact que de longs discours", martèle-t-il.
Le gouvernement prendra-t-il en compte cette évidence? Rien n'est sûr. En tout cas, cette journée de réflexion a révélé au grand jour un malaise profond et commun à plusieurs partis. Ce malaise ne dit pas son nom, mais nombre de militants sont désarçonnés, ne sachant plus comment défendre ce gouvernement dirigé par leur camarade. Une certitude: ce malaise renseigne sur la mutation des partis de la Koutla, enclenchée depuis plusieurs mois. S'ils étaient plus à l'aise dans le rôle d'opposition que dans celui de gouvernement, la gestion des affaires publiques inculque une nouvelle culture. Et il va falloir s'y habituer. M. Mohamed Achâari, ministre des Affaires Culturelles, reconnaît que, quelles que soient les contraintes, la marge de manoeuvre dont dispose le gouvernement lui permet d'engager des réformes. Mais il ne faut pas se faire d'illusions, dira-t-il en substance. Les électeurs jugeront le gouvernement et non un passé militant ou des noms de martyrs. Il s'agit donc de renouer avec les partis et préparer les prochaines élections. Selon lui, c'est ce gouvernement qui doit les contrôler et non une commission chargée de cette opération.
De son côté, M. Fathallah Oualalou a mis en évidence la coordination du gouvernement à l'actif du Premier ministre. C'est une prouesse au regard de la profusion des partis de la coalition et des ministres de souveraineté. Pourtant, M. Abdallah Saâf, ministre de l'Enseignement Secondaire et Technique, pointe le doigt sur le volet social comme faiblesse du gouvernement. "C'est sur ce point que le gouvernement sera jugé", dit-il. Le député El Ayachi El Massaoudi enfonce le clou en affirmant qu'au sein du Parlement la coordination entre les partis de la majorité est inexistante. Dans le monde rural où il est élu, les citoyens ne savent pas qu'il y a une alternance. Rien n'a changé dans leur entourage et leur rapport avec les agents de l'autorité est le même.
Visiblement, les critiques ne sont pas formulées de gaieté de coeur. Des intervenants n'en peuvent plus et sont en panne d'arguments pour calmer leurs troupes.

Mohamed CHAOUI

(1) Cf L'Economiste du 18 octobre 1999.

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