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La frénésie ramadanesque vide les stocks

Par L'Economiste | Edition N°:917 Le 15/12/2000 | Partager

. Ramadan est le mois des bonnes affaires, dopé par la subite folie des achats. Autour de ce mois, émergent des métiers informels. A côté, d'autres subissent de sérieux coups de reversPlus qu'une dizaine de jours et le mois sacré s'achèvera. En attendant, c'est l'effervescence quotidienne autour des achats.Les efforts sont multipliés pour faire face au rush des consommateurs pris d'une subite folie des emplettes.Dans les différents points de vente, les produits star de Ramadan sont mis en valeur. Pour un mois, miel, concentré de tomates, pois-chiches, lentilles, dattes... reprennent ainsi du service sur les rayons. Les experts avaient assuré de la bonne couverture du marché. En effet, selon l'état des stocks et des niveaux de production, le marché est suffisamment approvisionné. A l'instar des années précédentes, aucune perturbation n'est signalée pour la grande majorité des produits. Les opérateurs se préparent bien à l'avance et ne négligent aucun détail. Pour le lait, par exemple, les préparatifs du mois de Ramadan démarrent déjà en juin-juillet, période de haute lactation. L'offre prévisionnelle au niveau des différentes laiteries au cours du mois de décembre (Ramadan) est estimée à 51,5 millions de litres, dont 6 millions d'UHT et stérilisés. Quant aux besoins, ils sont évalués à 46 millions de litres. Le marché sera ainsi bien approvisionné.Cette année, le sérieux revers subi par les producteurs de la tomate fraîche a été une aubaine pour les industriels du concentré de tomates. La flambée des prix enregistrée par ce produit, attaqué par le virus de la mouche blanche, n'a laissé d'alternatives au consommateur que de se ruer sur le concentré. Conséquence: des stocks liquidés avant même l'avénement de Ramadan.Le temps de la harira est donc bien installé. Cette soupe traditionnelle permet le décollage de la demande et l'apurement des stocks des légumineuses. Cette année encore la sécheresse a fortement influé sur leur production.Ramadan est aussi le mois où émerge une véritable économie informelle. Pratiquement dans tous les quartiers populaires, des petits métiers propres à cette période fleurissent. Les vendeurs remplissent les trottoirs et proposent tous les mets de Ramadan à de petits prix et au mépris des règles d'hygiène. Outre l'alimentaire, d'autres produits sont offerts: foulards, tapis de prière, cassettes de Coran, mais aussi babouches et djellabas.A côté de ces métiers, d'autres subissent un sérieux coup: hôtellerie, restauration, ventes de boissons gazeuses et d'alcool, notamment. Mais les managers intègrent cette donnée dans leur stratégie et profitent de ce mois pour les inventaires, les congés du personnel ou encore les travaux de réaménagement.M. O.


Les uns se réjouissent, les autres s'adaptent

. De nouveaux métiers émergent alors que d'autres sombrent dans un profond sommeil. La restauration, l'hôtellerie, les ventes de boissons gazeuses et d'alcool prennent un sérieux coupTrente jours durant, grossistes, traiteurs, pâtissiers et différents points de vente tournent à plein régime pour faire face au rush des consommateurs. De nouveaux métiers émergent alors que d'autres sombrent dans un profond sommeil. En tête, arrivent l'alcool et ses principaux points de vente (bars, pubs, restaurants, hôtels). C'est la basse saison pour les grands distributeurs et leurs détaillants. Une période qui fait partie de leur stratégie. «C'est une donnée de base en fonction de laquelle chaque société adapte sa structure de vente«, est-il indiqué auprès des Brasseries du Maroc. Difficile donc de parler de manque à gagner, ni de pertes. Les managers en profitent pour établir leur inventaire, accorder des congés au personnel ou encore lancer des travaux de réaménagement. Les rayons alcool des grandes surfaces sont quasi déserts. Seuls les étrangers sont servis. A la caisse, ils doivent présenter leur carte d'identité pour justificatif, comme si c'était une preuve de leur appartenance religieuse. Même la consommation des boissons gazeuses et d'eaux minérales diminume de manière significative pendant ce mois sacré. Mais, l'impact de cette baisse sur le chiffre d'affaires des sociétés varie selon les saisons. «Ce n'est que lorsque Ramadan coïncide avec la période estivale que les pertes sont importantes«, est-il souligné.En témoignent les campagnes acharnées des différentes marques. La restauration et l'hôtellerie subissent également un sérieux revers durant le mois de Ramadan. En cette période de piété et de recueillement, le Marocain troque les sorties restaurant contre des visites familiales.Une grande partie des soirées est réservée aux prières. Boudés, restaurants et hôtels redoublent d'ingéniosité pour attirer le maximum de clients. Ils adoptent un programme spécifique. Des soirées animées sont au menu durant tout Ramadan pour relancer la machine après le f'tour. Il y en a pour toutes les bourses. La fourchette des prix varie entre 30 et plus de 1.000 DH la soirée.Les cafés de quartier n'ont pas à se plaindre. Si les journées sont désertes, les soirées sont longues. Après le f'tour, les cafés sont assaillis par les mordus de jeux de cartes et autres divertissements.Y. M.

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