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    Culture

    La francophonie célébrée par des lycées publics

    Par L'Economiste | Edition N°:2489 Le 21/03/2007 | Partager

    . Près de 500 élèves présentent pièces de théâtre et chants en français . Echanges culturels et pédagogiques entre deux systèmes d’enseignementLa langue française est à l’honneur au lycée Lyautey de Casablanca. Pendant cinq jours, du 19 au 23 mars, il accueille la Ve édition des Journées de la francophonie. Cette date coïncide avec la célébration mondiale de la Journée de la francophonie le 20 mars. A cette occasion, près de 500 élèves venant d’une trentaine d’écoles, lycées et collèges publics marocains viennent présenter des pièces de théâtre, des chorégraphies, des concerts de musique et de chants en langue française à la salle Delacroix du lycée français. Chaque jour, de 9 à 11h le matin, les spectacles s’enchaînent devant des centaines d’élèves attentifs. Par ailleurs, le lycée abrite aussi une exposition d’arts plastiques et d’objets décoratifs réalisée par les élèves, ce qui donne à ces journées un air de fête. Cette manifestation est le fruit d’un partenariat entre le lycée Lyautey et l’Académie régionale du Grand Casablanca, qui sont en contact depuis septembre dernier afin d’élaborer ensemble le programme, choisir le thème de ces rencontres et suivre le bon déroulement des préparatifs. Pour la troisième année consécutive, se félicitent les organisateurs, l’ensemble des 11 délégations que compte l’Académie du Grand Casablanca sont représentées. Les jeunes viennent donc des quartiers chics d’Anfa mais aussi de quartiers populaires comme Sidi Bernoussi, Hay Mohammedi, Sidi Moumen, El Fida... Depuis plusieurs mois, les élèves participants préparent leurs spectacles avec sérieux et assiduité, encadrés par leurs professeurs, eux-mêmes formés par leurs délégation ou l’Académie régionale.Les élèves, pour qui ces journées revêtent une grande importance, puisqu’elles leur donnent l’occasion de se produire sur scène, ne cachent pas leur enthousiasme. D’ailleurs, rien n’est laissé au hasard et les spectacles sont préparés avec soin. Tout est peaufiné, autant les prestations des artistes en herbe que les costumes, les décors, l’éclairage, la musique de fond... Selon Bernard Lemasle, proviseur du lycée Lyautey, «les élèves des lycées publics marocains ont souvent une présence extraordinaire sur scène. Ils pourraient même se passer de micro, tellement leur voix porte. Voilà une belle leçon à tirer pour nos élèves». L’objectif de ces journées est en fait de mettre en valeur la langue française et la communication entre les peuples, avec des valeurs communes comme la solidarité, le respect, la tolérance... Le but est également de faire rencontrer les élèves et les enseignants des deux systèmes d’enseignement, en vue d’aboutir à des échanges culturels et pédagogiques enrichissants. «Notre souci est d’avoir des relations permanentes avec notre environnement», souligne Bernard Lemasle. Ainsi, des liens s’établissent sur le long terme, et les échanges vont souvent au-delà des Journées de la francophonie. C’est ainsi que des rencontres avec différents lycées marocains sont organisées régulièrement. A noter que le lycée Lyautey ne bénéficie d’aucune aide matérielle pour ces journées. Il puise dans ses ressources propres pour financer les frais liés à la logistique.


    «Droit à la différence»

    En marge des spectacles, les organisateurs prévoient un cinédébat à l’Institut français de Casablanca sur «le droit à la différence». Cette rencontre a lieu demain jeudi 22 mars en début d’après-midi. Les élèves du système public marocain ainsi que ceux du lycée Lyautey pourront exprimer leurs points de vue, débattre entre eux, et avoir l’avis de plusieurs spécialistes, membre de l’Association marocaines des droits de l’Homme, de l’Organisation marocaine des droits de l’Homme et de l’Association marocaine des droits de la femme.Nadia BELKHAYAT

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