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    La France s’associe au cinquantenaire de l’Indépendance

    Par L'Economiste | Edition N°:2143 Le 02/11/2005 | Partager

    . Différentes actions prévues à cette occasion. Un plan Marshall pour l’Afrique subsaharienne Ambassadeur de France à Rabat depuis septembre 2004, Philippe Faure est sensible à la question de l’émigration subsaharienne. Son passage à la tête de l’ambassade de France au Mexique l’a prédisposé à formuler une vision d’ensemble pour résoudre ce problème. - L’Economiste: Par son étendue comme par ses nouvelles méthodes, l’émigration clandestine interpelle aussi bien le Maroc que l’Union européenne. Quel est votre point de vue sur cette question? - Philippe Faure: Elle pose plusieurs défis. Le premier est d’ordre humain, voire humanitaire. C’est une véritable situation de désarroi et de dénuement qui pousse ces milliers de candidats à quitter leur pays pour aller en Europe à tout prix. La seule solution consiste à avoir une vraie politique de développement pour l’Afrique subsaharienne. Cela suppose la mise en place d’un plan Marshall financé par la communauté internationale. L’Union européenne est déterminée à jouer un rôle moteur dans ce projet. L’idée de base est de faire en sorte que l’Afrique puisse décoller sur les plans économique et social. Ce plan Marshall fait d’ailleurs partie de la Conférence euro-africaine à laquelle la France souscrit totalement. Nous allons essayer d’être l’un des moteurs de cette conférence pour régler un problème que nous soulevons très régulièrement aux Nations unies. Mais il nous faut également agir à un deuxième niveau. Face à l’afflux massif de migrants subsahariens, il nous faut utiliser très vite l’aide accordée par l’Union européenne pour le renforcement du contrôle des frontières extérieures du Maroc. Ce dispositif a été décidé depuis quatre ans déjà, mais il tarde à être mis en place. Ce sont au total 40 millions d’euros qui sont déjà disponibles et qui n’attendent qu’à être utilisés. M. Driss Jettou est bien conscient de cette urgence. Le troisième niveau est la réadmission des immigrés clandestins. La France, qui est également confrontée à ce problème, s’est lancée dans des programmes de reconduite des immigrés illégaux à leur frontière. Et il est normal que le Maroc agisse de la même manière.- Sachant que 90% des émigrés clandestins transitent par l’Algérie, ne pensez-vous pas que ce pays assume une grande part de responsabilité? - Il est évident que la géographie n’avantage pas le Maroc. Elle fait que ce pays reste le chemin le plus court vers l’Espagne. C’est donc le chemin naturel de tous les émigrés, d’autant que l’émigration clandestine par «pateras» a été réduite de 40%, grâce aux contrôles maritimes de plus en plus efficaces. Nous sommes convaincus qu’il faut agir le plus en amont possible, c’est-à-dire aux frontières sud des pays du Maghreb avec l’Afrique subsaharienne. Nous encourageons donc le Maroc et l’Algérie, mais également leurs voisins africains, à agir ensemble. - La France envisage également de participer à la célébration du 50e anniversaire de l’Indépendance du Maroc. Quelle est la philosophie de cette participation et quelles en sont les déclinaisons? - Le passage du Maroc du protectorat à l’indépendance s’est effectué sans heurts, de manière presque miraculeuse. Grâce à de grands personnages, tant marocains que français, nos deux pays ont refusé l’affrontement, su éviter le pire et construire le meilleur. Notre contribution, dans la mesure où elle est souhaitée, se déclinera d’abord à travers deux gestes. Le premier prévoit un transfert par l’Institut national de l’audiovisuel d’archives sur cette période historique. Un protocole de coopération a été signé en la matière. Le deuxième est un don d’une grande partie du jardin entourant le consulat général de France à Marrakech et de ses bâtiments administratifs. A cela s’ajoutent d’autres initiatives. Parmi elles, nous avons réalisé avec le magazine Paris-Match un cahier spécial sur les 50 ans d’indépendance du Maroc. Une exposition de photographies sera présentée dans l’ensemble des établissements et instituts français du Royaume. Elle portera sur 100 ans de relations franco-marocaines. Cette exposition fera l’objet d’un livre. Un grand sondage sera également mené: il permettra de porter un regard sur l’image de la France au Maroc. Sans oublier des conférences, colloques et des émissions de télévisions françaises consacrées à cet anniversaire.Propos recueillis par Tarik QATTAB

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