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La France réorganise l’analyse financière indépendante

Par L'Economiste | Edition N°:2064 Le 14/07/2005 | Partager

. L’AMF demande, entre autres, la création d’un label pour la profession L’Autorité des marchés financiers (AMF) propose dans un rapport publié mercredi 13 juillet des recommandations pour développer l’analyse financière indépendante en France, encore peu encadrée, avec notamment la création d’un «label AMF» pour la profession.Dans ce document, l’AMF plaide également pour qu’une discussion soit ouverte entre les régulateurs européens réunis au sein du Comité européen des régulateurs de valeurs mobilières (CESR) afin qu’ «une initiative commune soit prise en faveur d’un statut harmonisé de l’analyse financière indépendante en Europe». Ce rapport, fruit de la réflexion d’un groupe de travail lancé en décembre 2004, établit d’abord un constat: en France, l’analyse financière est concentrée aux mains d’une trentaine d’intermédiaires financiers. Et d’ajouter qu’elle a «participé aux errements» des marchés financiers lors de la bulle Internet, et «son financement ne suit pas toujours un processus rationnel et transparent».Dans leur travail, les analystes font aussi régulièrement face à des conflits d’intérêts avec les intermédiaires financiers, les sociétés cotées ou les investisseurs.Dans son rapport, l’AMF recommande d’abord la création d’un «label AMF» pour tout professionnel qui répondrait aux critères établis par l’autorité: indépendance capitalistique par rapport aux banques d’affaires, indépendance commerciale et financière par rapport aux sociétés cotées ou suivies par l’analyste, indépendance économique, fondée sur un nombre minimum de clients. Une fois «reconnu», l’analyste indépendant pourrait être enregistré auprès d’une association professionnelle agréée. Afin de régler les conflits d’intérêts, une fonction d’arbitrage pourrait être attribuée à l’AMF. Lors d’opérations d’introduction en Bourse ou d’émission de titres, le gendarme de la Bourse propose que soit produite une analyse financière indépendante parallèle à celle diffusée par les syndicats bancaires impliqués dans l’opération.Il souhaite également que soit «clairement établi et strictement respecté» un principe d’égalité d’accès des analystes à l’information diffusée par les sociétés cotées. Sur la problématique du financement et de l’indépendance économique de l’activité, le groupe de travail préconise deux solutions complémentaires. D’abord, que soit autorisée la commission de courtage à facturation dite «partagée». Elle serait découplée en deux parties distinctes: la prestation d’exécution des ordres et la prestation d’analyse, cette dernière pouvant être reversée à un bureau indépendant.Ensuite, l’AMF propose la mise en place, par «certaines associations d’analystes», d’un système de fonds mutualisé auquel les PME cotées pourraient verser, sur une base volontaire, des contributions.Le processus de consultation des professionnels se poursuit jusqu’au 30 septembre prochain.Synthèse L’Economiste

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