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    La France remet à plat le crédit à la consommation

    Par L'Economiste | Edition N°:2919 Le 12/12/2008 | Partager

    . Des garde-fous en matière de souscription . La publicité faite autour de ce crédit, pointée du doigt La ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, a indiqué qu’un projet de loi visant à encadrer le crédit à la consommation dit renouvelable sera finalisé «au plus tard» fin mars, précisant qu’il s’agissait de «préserver, de sécuriser et d’élargir le crédit à la consommation». Souvent stigmatisé, le crédit renouvelable est une enveloppe de crédit qui se renouvelle au fil des remboursements dans la limite d’un plafond, sans que l’emprunteur ne soit contraint par une échéance de remboursement. La somme empruntée est soumise à des intérêts élevés, parfois proches de la limite fixée par la loi, soit le taux d’usure, de 20,7%. Pour mettre fin aux «abus» et «excès» de cette forme de crédit, Christine Lagarde veut présenter un projet de loi. Si la ministre n’a présenté aucune des mesures concrètes qui figureront dans ce projet, Lagarde a notamment évoqué la publicité faite autour du crédit à la consommation, «souvent maladroite, peu lisible, peu explicite et excessive». La ministre a également souhaité que soient mis en place des «garde-fous» en matière de souscription des crédits, notamment en matière d’information. «Il nous paraît important qu’un consommateur n’entre pas dans du crédit à la consommation sans s’en apercevoir», a-t-elle déclaré. «Chacun doit avoir la bonne information. Le consommateur a besoin de savoir quel est le produit et la banque a besoin de savoir quel est le client», a expliqué la ministre. Lagarde entend également obliger les banques et établissements de crédit à «vérifier la solvabilité et les incidents de paiement» des candidats au prêt à la consommation, afin que «tout ne fonctionne pas sur un mode purement déclaratif».«Nous allons agir par une loi dans les deux ou trois mois qui viennent», a affirmé Martin Hirsch, le Haut commissaire aux solidarités actives, également présent lors de la conférence de presse. Outre un mécanisme permettant d’«éviter les abus et les excès», Hirsch a évoqué le coût du crédit renouvelable, estimant que la loi devait «faire en sorte que les personnes ne payent pas trop cher le crédit». «C’est possible de faire en sorte que l’accès soit plutôt vers des crédits moins onéreux. Est-ce que ça passe par des encadrements, des interdictions, des incitations, on prendra la meilleure formule», a-t-il ajouté.«Nous souhaitons remettre à plat le crédit à la consommation», a dit la ministre. Tout en prônant la régulation, Lagarde et Hirsch ont souhaité que soit inclus dans la réflexion des pistes permettant d’«élargir la base» des particuliers susceptibles d’obtenir un prêt à la consommation. La ministre a indiqué que 40% des particuliers qui souhaitaient avoir accès au crédit à la consommation ne pouvaient l’obtenir car «ils sont considérés comme de mauvais risques». J. K.

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