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Economie

La Fondation pour la Recherche Scientifique et Médicale à la diète financière

Par L'Economiste | Edition N°:1163 Le 12/12/2001 | Partager

. La Fondation n'a pas organisé pendant deux ans de suite son traditionnel congrès. Cette année, elle en prépare un en Iran, mais les fonds ne sont pas réunis LA Fondation Hassan II pour la Recherche Scientifique et Médicale sur le Ramadan (FRSMR) prépare actuellement trois enquêtes. La première concerne les céphalées au cours du mois sacré et leur corrélation avec la consommation d'excitants et le nombre d'heures de sommeil. La deuxième porte sur les complications éventuelles du glaucome (augmentation de la pression intra-oculaire) pendant le Ramadan. Cette maladie peut être très grave si elle n'est pas traitée. Enfin, la troisième enquête a trait à l'évolution des agressions pendant ce même mois. Elle sera menée en collaboration avec les services de police de Casablanca et consiste à passer en revue tous les procès-verbaux avant et après le mois de jeûne. La FRSMR maintient donc ses activités même si elle est confrontée à un problème de financement. Le Palais Royal constituait, avant le décès de Feu SM Hassan II, une importante source de financement (les dons royaux représentaient entre 80 et 85% du budget de la Fondation, qui reste discrète sur le montant global). Aujourd'hui, ce sont des laboratoires pharmaceutiques qui financent les études portant sur l'utilisation de médicaments. Pour les trois enquêtes en cours, ce sont des bénévoles qui sont venus à la rescousse de la FRSMR. La création de la Fondation remonte à huit ans. Un groupe de médecins chercheurs avaient lancé l'idée de mener des études afin de comprendre les changements qui surviennent dans l'organisme à l'occasion du jeûne et leurs effets sur la santé du jeûneur. Ces questions n'ayant jamais été soulevées auparavant, ils se sont vite aperçus de l'étendue du travail qui les attendait. C'est alors que fut créé un centre de recherche au sein même du Centre de Pharmacologie de la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca. Dès lors, les médecins chercheurs (pneumologues, cardiologues, gastro-entérologues, gynécologues...) ont travaillé en collaboration avec des spécialistes de la chariâa. Le but étant que les recommandations soient en phase avec les préceptes de la religion. L'un des membres fondateurs, Abdelouahhab Tazi, secrétaire général de la Fondation, docteur d'Etat es sciences et professeur de pharmacologie, confie: “Notre fierté est d'avoir été à l'origine de cette réflexion et d'avoir pris en compte de manière sérieuse le problème de la santé pendant le Ramadan”.Plusieurs études ont été menées par les chercheurs du Centre. Elles ont donné lieu à des conclusions jugées importantes, qu'il s'agissait par la suite de diffuser d'abord auprès des professionnels (médecins, pharmaciens, dentistes...) mais aussi auprès de la population dans son ensemble. Cette communication s'est faite de diverses manières: édition et distribution de brochures, contacts réguliers avec la presse écrite et audiovisuelle, organisation de conférences et tables rondes dans plusieurs villes du pays. En outre, un service de réponses téléphoniques est mis à disposition des professionnels et du public à chaque Ramadan, cinq jours sur sept. S'ajoute à cela la création d'un site Internet (www.casanet.net.ma/users/ frsmr), contenant une présentation de la Fondation, de ses membres, ses travaux mais surtout une rubrique intitulée FAQ (Frequently Asked Questions), permettant aux personnes intéressées de poser des questions en ligne à des experts. Pour une plus grande vulgarisation de leurs travaux, les membres de la Fondation se déplacent parfois à l'étranger où ils tiennent des rencontres sur le sujet. En plus des études qu'elle entreprend, la FRSMR organise des congrès internationaux sur la santé pendant le mois de Ramadan. C'est l'occasion pour des médecins de pays différents (musulmans et non musulmans) de confronter leurs résultats et adopter ensemble les recommandations à suivre. Cependant, les éditions 2000 et 2001 n'ont pas eu lieu, faute de moyens financiers, déplore Abdelouahhab Tazi. Les membres de la Fondation ne baissent pas les bras pour autant. Ils comptent organiser prochainement un congrès international à Téhéran (Iran). La date n'est pas encore fixée. En fait, cette manifestation devait avoir lieu du 10 au 12 octobre derniers mais a été reportée à cause des événements sur la scène internationale. La Fondation tente de trouver les fonds nécessaires à l'organisation de la manifestation. En marge de la rencontre, se tiendra également la traditionnelle cérémonie de remise du “prix pour la meilleure recherche”, ayant pour but de récompenser les chercheurs les plus motivés et les plus dynamiques. Ce prix est décliné désormais en trois catégories: les seniors, les jeunes chercheurs et les étudiants.


Baisse de vigilance l'après-midi

Durant le mois de Ramadan, il y a une diminution de la vigilance en journée, particulièrement durant les après-midi. Au cours de la soirée (entre 20 et 22 heures), il y a par contre une amélioration de la vigilance. La diminution de la durée de sommeil pourrait expliquer la baisse des performances psychiques et motrices. Pour cette raison, il est conseillé aux chauffeurs et aux personnes qui manipulent de grosses machines de ne pas changer le rythme de leur sommeil et de prendre des précautions supplémentaires pour éviter tout danger dû à une baisse de vigilance.. Irritabilité: Regardez ailleursIL ressort des études effectuées par le Centre psychiatrique universitaire que pendant le jeûne l'expression d'une certaine irritabilité au cours de la journée est plus intimement liée aux caractéristiques de l'individu (âge, tabagisme, prise d'excitants...) qu'au jeûne lui-même. Ceci est probablement en relation avec le sevrage brutal qui s'opère au cours des premiers jours du Ramadan.. Attention aux troubles gastro-intestinaux!Pendant la journée, l'absence de l'effet tampon de l'alimentation favorise l'apparition d'une grande acidité dans l'estomac. La sécrétion de l'acidité est aussi favorisée par le stress dû à la privation alimentaire. Les personnes sensibles peuvent donc présenter un certain nombre de troubles dus à cette hyperacidité. Les personnes souffrant d'ulcère s'exposent à de graves ennuis parce que leur tissu gastrique est directement en contact avec l'acidité. Elles doivent prendre des médicaments tampons le soir, pour permettre une absorption de cette acidité le lendemain. “D'ailleurs, nous avons remarqué que les admissions dans les hôpitaux pour les perforations d'ulcère sont très élevées pendant le Ramadan”, affirme Tazi.. Activité physique: Plutôt le matinIL a été prouvé que les performances physiques sont diminuées l'après-midi, à cause de la baisse de glycémie (taux de sucre dans le sang). Le sportif ressent une fatigue musculaire plus rapidement qu'en période normale et sa vigilance est amoindrie. Il est impératif que les personnes non entraînées contrôlent leur état de santé avant d'entamer une activité physique. En cas d'efforts durables et intenses, des pathologies peuvent apparaître (insuffisance rénale, problème cardiaque, déchirure musculaire...), davantage chez la femme que chez l'homme, plus résistant. Il faut donc s'entraîner de préférence le matin, lorsque les capacités physiques du jeûneur sont intactes. Si l'activité sportive est faite l'après-midi, les efforts doivent être brefs et légers. Nadia BELKHAYAT

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